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Au printemps 2026, la restauration n’a pas retrouvé d’élan. D’après Food Service Vision, après un premier trimestre sans croissance, le deuxième trimestre n’a pas suffi à redresser l’activité. Le chiffre d’affaires de la consommation hors domicile stagne depuis le début de l’année, dans un environnement économique sous pression : hausse des prix des matières premières et carburants, PIB en repli, consommation alimentaire atone et confiance des ménages en berne.
La restauration commerciale a enregistré deux mois consécutifs de baisse, à -1 % en avril et en mai, effaçant presque le rebond de 3 % de mars. La restauration collective évolue dans le même sens. Seuls les commerces de proximité s’en sortent, avec une légère progression de 1 % sur les 5 premiers mois de l’année. Aucun segment de la restauration n’est épargné, mais c’est la restauration à table qui accuse le coup le plus sévèrement, avec un recul de 3 % sur ces 2 mois. La fréquentation, de son côté, est en baisse de 2 %.
Cette morosité tient largement aux arbitrages budgétaires des Français. En mai, un tiers des consommateurs déclarent avoir rogné sur leurs sorties au restaurant, soit plus du double qu’à la même période en 2025. Par ailleurs, 53 % d’entre eux ont sacrifié au moins un élément du repas, les boissons alcoolisées étant les premières concernées, devant les entrées et les desserts. Face à ces comportements, les restaurateurs répondent en ajustant leurs achats. À ce titre, les professionnels jouent sur deux tableaux. D’un côté, ils compriment les volumes en traquant le gaspillage et en réduisant les grammages. De l’autre, ils font glisser leurs achats vers des produits moins chers, les marques de distributeurs et des circuits d’approvisionnement directs.
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