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Selon l’Observatoire trimestriel publié par l’organisme professionnel SRA (Sécurité et Réparation Automobiles), le coût moyen des réparations après sinistre en France a augmenté de 4 % sur les 12 mois glissants arrêtés à la fin du 1er trimestre 2026*.
Les pièces détachées demeurent le principal facteur d’inflation. Elles représentent désormais 52,7 % de la facture moyenne et leur coût a progressé de 3,6 %. L’indice du panier de pièces SRA, qui mesure l’impact des évolutions des tarifs des pièces et des gammes de modèles sur le coût du poste pièces, n’a cessé d’augmenter ces dernières années. Il a dépassé 7 % de croissance pour plusieurs marques – Porsche, MG, Kia et Renault –, et même 11 % pour Suzuki. À l’inverse, Ford, Hyundai et Lexus sont les rares constructeurs à enregistrer un recul du coût du panier de pièces. Pour le constructeur américain Ford, cette situation s’explique par la mise en place en début d’année d’une réduction allant jusqu’à 25 % du prix de près de 6 000 références de pièces de carrosserie pour certains de ses modèles les plus anciens (produits jusqu’en 2019).
Les autres postes de facturation ont également progressé, à l’exception des petites fournitures. La main-d’œuvre, qui représente 35,2 % de la facture, a augmenté de 3,8 %, les ingrédients peinture (10,1 %) ont affiché une hausse de 4,3 %, et les forfaits (1,9 %) ont progressé de 5,1 %.
Le réemploi progresse, mais ne suffit pas à enrayer la tendance
Face à cette inflation structurelle, les pièces de réemploi (PRE) gagnent du terrain. Elles sont désormais intégrées dans plus d’1 réparation sur 5 : 22,3 % des interventions incluent au moins une PRE, contre 13 % en 2023. Ce recours est particulièrement marqué sur les véhicules d’au moins 5 ans, pour lesquels 9,1 % des pièces remplacées sont issues du réemploi, contre 6,5 % en moyenne toutes tranches d’âge confondues. Cette progression témoigne d’une intégration croissante du réemploi comme levier de maîtrise des coûts, tant pour les réparateurs que les assureurs, confrontés à une hausse durable du coût des sinistres. Elle reste néanmoins insuffisante pour compenser la progression continue du prix des pièces neuves.
* Sauf mention contraire, les variations pour les indicateurs analysés sont exprimées sur les 12 mois glissants arrêtés à la fin du 1er trimestre 2026.
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