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Face à un environnement mondial instable, marqué par une intensification de la concurrence et des tensions macroéconomiques et géopolitiques persistantes, le groupe Michelin a annoncé un projet d’adaptation de ses effectifs en France. En cause : une structure de coûts jugée trop élevée, alimentée par des niveaux de charges de production importants – coût du travail, énergie – et une forte pression fiscale. Des éléments qui ont contribué à la dégradation des performances économiques et financières du pneumaticien en 2025, affectées également par des droits de douane instables, un cadre réglementaire défavorable et un marché première monte déprimé, tant sur la voiture, le poids lourd que le matériel agricole.
Un dispositif d’accompagnement personnalisé, sans départ forcé
Le plan d’adaptation des effectifs envisagé par le groupe clermontois vise 3 objectifs : optimiser les coûts, accompagner l’évolution des métiers et simplifier les modes de fonctionnement de l’entreprise. Basé sur le volontariat et sans départ contraint, il pourrait concerner jusqu’à 1 500 postes sur une période de 3 ans, dont les deux tiers dans des fonctions tertiaires et un tiers dans l’industrie. Chaque salarié concerné bénéficierait d’un accompagnement personnalisé, incluant des parcours de mobilité interne ou externe, de reconversion et de formation vers d’autres métiers.
Ce nouveau plan s’inscrit dans une vague de réorganisations engagée par le groupe au cours des dernières années. Michelin avait déjà supprimé 1 246 emplois en 2024, avec la fermeture des sites de Vannes (Morbihan) et Cholet (Maine-et-Loire). Fin 2023, le pneumaticien avait également annoncé des mesures en Allemagne, où 1 532 emplois devaient être supprimés d’ici fin 2025, avec l’arrêt progressif de la production des sites de Karlsruhe, de Trèves et d’Hombourg, et le transfert du centre de services clients de Karlsruhe vers la Pologne.
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