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The Shift Project publie un rapport baptisé « Automobile et Mobilités routières : s’engager pleinement dans la décarbonation », et présenté comme une première étape d’un travail plus large visant à identifier, quantifier et échanger sur les leviers permettant de réduire les émissions des mobilités routières à l’horizon 2050.
Selon le think tank, si les constructeurs et équipementiers automobiles ont largement adapté leur outil industriel à l’électrification des véhicules, c’est désormais la filière aval (entretien-réparation) qui doit opérer sa transformation.
Les véhicules électriques à batterie (VEB) représentent encore une part marginale des passages en atelier (1,7 % chez les réparateurs indépendants et 2,6 % chez les distributeurs). Mais leur poids dans les immatriculations s’accélère, pour atteindre 28 % des ventes de véhicules neufs sur les 5 premiers mois de 2026. Cette électrification progressive n’est pas sans conséquences. À l’horizon 2050, dans un scénario d’électrification totale couplé à un report modal des trajets en voiture vers le vélo, la marche, le train et les transports en commun, les kilomètres parcourus en voiture pourraient reculer de 46 % par rapport à 2025. En considérant également une moindre intensité en main-d’œuvre pour l’entretien-réparation des VEB, l’emploi dans la maintenance automobile baisserait alors de près de 67 %.
Toutefois, plusieurs facteurs devraient amortir partiellement ce repli :
• le vieillissement du parc thermique, qui génèrera davantage d’interventions en atelier,
• la création de nouveaux postes de techniciens spécialisés en électromobilité, diagnostic de systèmes complexes et maintenance de batteries, qui compensera en partie les départs massifs à la retraite de mécaniciens traditionnels généralement peu remplacés,
• l’émergence de nouvelles activités comme l’installation et la maintenance de bornes de recharge , qui représente déjà 23 000 emplois.
La transition électrique ne se traduirait donc pas par une rupture brutale, mais par une recomposition lente et structurelle des besoins, exigeant des profils à doubles compétences électrique et thermique.
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Pour aller plus loin, découvrez notre étude "L’observatoire de l’après-vente automobile".