L’EUROPE DEMEURE LE PRINCIPAL MARCHÉ D'ALCATEL
27 juillet, 2002 par
L’EUROPE DEMEURE LE PRINCIPAL MARCHÉ D'ALCATEL
Les Echos Etudes


L'Europe demeure le principal marché pour ALCATEL mais perd du terrain face au dynamisme de la zone Asie-Pacifique comme l'indique notre étude de marché. La croissance de la zone Asie-Pacifique limite les mauvais résultats enregistrés aux Etats-Unis et dans le reste du monde. Le retournement conjoncturel du marché des télécommunications dont a été victime l’équipementier français a concerné l’ensemble des zones géographiques, à l’exception de l’Asie qui constitue l’unique zone de croissance en 2001. La part de l’Europe dans les ventes consolidées du groupe continue de reculer en 2001, puisqu’elle se situe à 50,5 % (contre 53,7 % en 2000), suite à la baisse de 24 % du chiffre d’affaires réalisé dans cette région (1). Toutefois, si l’on exclut l’impact de la cession de Nexans, le recul des ventes ne s’établit qu’à – 6,3 %. Ce résultat s’explique principalement par le repli des investissements des opérateurs européens, de l’ordre de 10 % selon la direction d’Alcatel. Surendettés suite à l’achat des licences UMTS et à leur internationalisation, les clients du groupe français ont été contraints de réduire leurs dépenses en 2001. A noter par ailleurs que, hors effet de la sortie de Nexans, le recul des ventes se localise dans la zone Autre Europe (avec – 13,8 %), puisque la France et l’Allemagne enregistrent une faible hausse de leur chiffre d’affaires (respectivement + 5,2 % et + 1 %). Après avoir joué le rôle de moteur de croissance en 2000, les Etats-Unis ont tiré les ventes du groupe vers le bas en 2001. En recul de 20,4 % (et de 29,4 % à structure apparente), le chiffre d’affaires d’Alcatel dans cette zone s’est élevé à 4 930 MEUR et ne représente plus que 19,4 % des ventes consolidées du groupe, soit un recul de 3,7 points. Les ventes ont particulièrement souffert du ralentissement économique qui a caractérisé l’industrie des réseaux (terrestres et sous-marin), le marché ATM et celui des composants aux Etats-Unis. Les investissements des opérateurs américains ont nettement reculé, notamment en raison de la faillite des nouveaux entrants qui représentaient plus de 20 % des investissements dans les réseaux fixes en 2000 (2). Unique région en croissance en 2001, l’Asie-Pacifique a enregistré une progression de 59,3 % de ses ventes, à 3 396 MEUR. Ce dynamisme, conjugué au ralentissement économique dans les autres zones, a conduit à une hausse de plus de cinq points, à 13,4 %, de la part de l’Asie-Pacifique dans le chiffre d’affaires consolidé du groupe. Les ventes d’infrastructures mobiles GSM/GPRS ont été particulièrement soutenues en 2001, notamment en Chine, premier marché mondial de téléphonie mobile. Dans ce seul pays, Alcatel a investi 351 MEUR afin de prendre le contrôle de Shangai Bell, entreprise qui regroupe les 17 joint-ventures détenues par Alcatel China. La zone reste du monde a enregistré une baisse de 12 % de ses ventes, à 4 216 MEUR. Ce recul contraste avec le dynamisme de l’année 2000 (+ 70,6 %). Par conséquent, sa part dans le chiffre d’affaires du groupe recule légèrement (– 0,2 point) et se retrouve à un niveau inférieur à celui de 1998.

(1) Données y compris Nexans.
(2) Source : Crédit Suisse First Boston.
L’EUROPE DEMEURE LE PRINCIPAL MARCHÉ D'ALCATEL
Les Echos Etudes 27 juillet, 2002
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