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LE MARCHÉ DU JARDIN ENCHAINE UNE QUATRIÈME ANNÉE DE RECUL

Retour sur les chiffres clés du secteur du jardin présentés lors de la Convention annuelle Promojardin-Promanimal du 11 mars dernier.
3 avril 2026 par
LE MARCHÉ DU JARDIN ENCHAINE UNE QUATRIÈME ANNÉE DE RECUL
BERVILY Elodie

Crédit photo :  Zenstratus

Pour la 4e année consécutive, le marché français du jardin termine dans le rouge. C’est le constat dressé par Promojardin-Promanimal lors de sa convention du 11 mars. Le secteur a réalisé un chiffre d’affaires de 7,6 Md€ en 2025, en repli de près de 2 % sur un an, dans un contexte de consommation prudente et de météo capricieuse. Le début d’année avait pourtant suscité quelques espoirs. Portés par une météo plus clémente, les consommateurs ont retrouvé les rayons en avril et mai, propulsant le marché à +3 % à fin mai. Mais l’embellie a tourné court. Dès juin, les ventes se sont retournées, et le rebond d’octobre est arrivé trop tard pour inverser la tendance.

Des freins persistants

Malgré le net reflux de l’inflation, autour de 1 % en moyenne, les ménages ont maintenu leurs arbitrages en faveur de l’épargne. Le marché immobilier neuf, toujours atone, a par ailleurs réduit les occasions d’équipement. Dans ce contexte, les achats engageants ont été les premiers sacrifiés : les outils motorisés chutent de 13 %, l’aménagement extérieur de 7 % et l’équipement de 4 %.

Le végétal et les articles de loisirs résistent

Toutes les familles de produits n’ont pas subi le même sort. Les végétaux d’extérieur progressent de 1 %, témoignant de l’ancrage du jardinage dans les modes de vie. Les produits pour jardiner (terreaux, traitements, petits équipements) et les loisirs au jardin (mobilier, barbecues) amorcent, quant à eux, un rebond après la correction de 2024. Du côté des circuits, les grandes surfaces alimentaires (GSA) s’en sortent mieux, portées par l’outdoor et le mobilier. Les grandes surfaces de bricolage (GSB) accusent, en revanche, un recul marqué, exposées aux catégories les plus en difficulté. Les jardineries et les Lisas (libres-services agricoles), elles, limitent la casse à -2 %, s’appuyant sur leur expertise et la diversité de leur offre.

Copyright : Les Echos Pulishing

Pour aller plus loin, découvrez notre étude sur les marchés du jardin de la terrasse 

LE MARCHÉ DU JARDIN ENCHAINE UNE QUATRIÈME ANNÉE DE RECUL
BERVILY Elodie 3 avril 2026
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