DEUTSCHE TELEKOM : Un désendettement de plus en plus difficile malgré des performances d’exploitation qui se sont légère-ment améliorées en 2001
26 juillet, 2001 par
DEUTSCHE TELEKOM : Un désendettement de plus en plus difficile malgré des performances d’exploitation qui se sont légère-ment améliorées en 2001
Les Echos Etudes


Un exercice marqué par l’intégration de Voice Stream, Powertel et debis Systemhaus. Deutsche Telekom lance son benchmark concurrentiel.
L’exercice 2001 a été marqué par l’intégration dans le périmètre du groupe, des activités de Voice Stream et Powertel, les deux opérateurs GSM du marché américain des télécommunications mobiles. À travers ces acquisitions, le but poursuivi par Deutsche Telekom est de prendre pied sur le continent américain en misant sur les synergies liées à l’utilisation commune en Europe et aux États-Unis de la technologie GSM. Acquises pour un montant total de 63,3 milliards d’euros, ces deux sociétés ont permis une croissance soutenue des activités mobiles du groupe, tirant ainsi l’ensemble des revenus de Deutsche Telekom, en 2001. Acquise pour 9,3 milliards d’euros, en 2000, la SSII debis Systemhaus est venue renforcer le positionnement du groupe dans les solutions informatiques aux entreprises. Cette acquisition a notamment donné lieu à la création de la division T-Systems en venant s’ajouter aux activités de la SSII française Soleri. Ces rachats ont permis à T-Systems de devenir le deuxième fournisseur européen de services informatiques aux entreprises derrière IBM. Ces acquisitions ont tiré la croissance des activités du groupe mais sont également à l’origine de la première perte nette de l’histoire de Deutsche Telekom. En 2001, les activités de l’opérateur historique allemand ont évolué à un rythme soutenu, progressant de 18 % par rapport à l’exercice 2000, pour s’établir à 48,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires a été tiré par l’intégration des activités de Voice Stream, Powertel et debis Systemhaus, consolidées pour la première fois en 2001. Cet effet périmètre a notamment permis de contrebalancer la baisse des revenus de la branche T-Com, principale contributrice au chiffre d’affaires consolidé et traditionnelle vache à lait du groupe. Cette dernière a, en effet, continué à souffrir de la pression à la baisse des tarifs, qui persiste depuis l’ouverture à la concurrence du marché allemand des communications fixes en 1998. Malgré cet accroissement des revenus du groupe, Deutsche Telekom a enregistré
pour la première fois de son histoire une perte nette avant impôts de 2,5 milliards d’euros liée à deux principaux facteurs : une perte avant impôt de 3,5 milliards d’euros pour Voice Stream en 2001 à l’origine de la perte de la branche T-Mobile et les colossales charges destinées à amortir les lourdes dépenses liées à l’acquisition des licences UMTS allemandes et anglaises en 2000, et les survaleurs résultant des acquisitions de Voice Stream et de debis Systemhaus.

DEUTSCHE TELEKOM : Un désendettement de plus en plus difficile malgré des performances d’exploitation qui se sont légère-ment améliorées en 2001
Les Echos Etudes 26 juillet, 2001
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