LA COMMANDE PUBLIQUE AU PLUS HAUT

LA COMMANDE PUBLIQUE AU PLUS HAUT

Le montant de la commande publique a connu en 2019 sa plus forte progression depuis 2014. Les collectivités locales ont été au cœur de la reprise.

À l’approche des élections municipales, l’investissement public a fortement accéléré ces derniers mois. C’est ce qui ressort de la dernière édition du baromètre de la commande publique, publié par l’Association des communautés de France (AdCF) et la Banque des territoires (avec l’appui de Vecteur plus), qui dresse le bilan des dépenses en 2019. Au global, le montant de la commande publique s’est élevé à 87,5 Md€ l’an passé, en hausse de 11,6 % par rapport à 2018. Après plusieurs années de vaches maigres, ce résultat marque la plus forte progression depuis 2014, date du début du cycle électoral municipal. Si la reprise est très nette, elle ne permet toutefois pas de retrouver les niveaux record des années 2012-2013 (respectivement 96 Md€ et 92,2 Md€).

La croissance des investissements a surtout été tirée par les collectivités locales. Ces dernières portent, à elles seules, 72 % de la progression des dépenses publiques en 2019. Elles ont consacré au total un montant de 52,2 Md€ contre 12,7 Md€ pour l’État et 9,6 Md€ pour les bailleurs sociaux. Plus de 70 % de cette enveloppe a été engagé par le bloc communal (communes, intercommunalités, syndicats mixtes).

La rénovation favorisée

Presque tous les secteurs ont profité de la hausse des investissements en 2019. Les bâtiments publics arrivent sur la première marche du podium avec des dépenses en hausse de 20 %, pour un montant de 22,8 Md€. À elles seules, les communes ont investi 12,9 Md€. Les secteurs de l’environnement (+14 %) et des transports-voiries (+12,9 %) complètent ce trio de tête. Petite déception pour le secteur du BTP : le montant des marchés de travaux est resté stable sur un an, à 27,8 Md€ alors qu’il s’élevait de 47,6 Md€ en 2012. Mais cette atonie est à relativiser, car elle est à rapprocher de la hausse des marchés de services, passés de 28 Md€ en 2018 à 32,5 Md€ l’an dernier. « Une part de la bascule observée entre services et travaux s’explique sans doute par une externalisation de certains travaux », explique Charles-Éric Lemaignen, premier vice-président de l’AdCF. Au sein des marchés de travaux, les projets de rénovation sont de plus en plus privilégiés par rapport aux constructions neuves. L’activité de renouvellement et de rénovation représente désormais une part de 62 % en 2019, contre 56 % en 2012.


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