Le marché mondial du nucléaire et ses perspectives

Le marché mondial du nucléaire et ses perspectives

Quels sont les groupes les mieux positionnés pour tirer profit de l’évolution du marché ?

À partir de 1 750 € HT

Publiée en juillet 2010

Fiche technique

Tarif

À partir de 1 750 € HT


Redigée en français
Publiée en juillet 2010
200 pages


Formats

  • p Papier

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  • F PDF

Notre Consultant

Sabrina TIPHANEAUX

Expert du secteur
Energie - Environnement

Les initiatives visant à relancer les investissements dans l’énergie nucléaire se multiplient.

Certains programmes apparaissent très ambitieux et tous les projets annoncés ne verront probablement pas le jour. Le potentiel du marché n’en reste pas moins considérable, le nucléaire constituant l’énergie la plus compétitive en base pour répondre à la croissance des besoins énergétiques mondiaux. Au-delà de l’augmentation des capacités nucléaires installées, les marchés de la construction des réacteurs, de la fourniture des composants et de la maintenance des centrales devraient être mécaniquement dynamisés par le renouvellement du parc, 80 % des réacteurs dans le monde ayant été mis en service avant 1990.

      De nouvelles centrales en perspective

      Plusieurs gouvernements ont revu leur position sur l’avenir de cette énergie. Après l’Italie et la Grande-Bretagne notamment, c’est au tour des Etats-Unis d’approuver la construction de nouvelles centrales. Pour le moment, c’est surtout en Chine et en Russie que le potentiel apparaît le plus important. Ces deux pays totalisent plus de la moitié des réacteurs actuellement en construction. Parallèlement, de nombreux pays manifestent leur volonté de se nucléariser (EAU, Jordanie...). Bien que des incertitudes demeurent concernant notamment la gestion des déchets radioactifs, le coût du démantèlement des installations et les opinions publiques, les perspectives de la filière restent sont favorables sur le long terme. Le nucléaire constitue une solution incontournable pour répondre aux enjeux économiques et énergétiques actuels : • Face aux objectifs ambitieux de réduction des émissions de gaz à effet de serre, le nucléaire permet d’assurer l’approvisionnement en électricité de base tout en limitant les émissions de CO2. Les énergies renouvelables ne pourront relever, à elles seules, le défi des volumes ; • Le développement d’un parc nucléaire participe au renforcement de la sécurité d’approvisionnement et à l’indépendance énergétique des Etats. Les ressources d’uranium naturel sont relativement abondantes à long terme ; • L’électricité d’origine nucléaire est compétitive et peu sensible aux variations du cours de l’uranium. Cette visibilité à long terme est un de ses principaux atouts. La concrétisation des projets annoncés ou en développement pourrait ainsi porter sur la construction de plus d’une centaine de réacteurs à l’horizon 2030. La relance de la construction de centrales représente donc un enjeu colossal pour tous les opérateurs de la filière au premier rang desquels les constructeurs de réacteurs.

          De nouvelles alliances et de nouveaux entrants

          Ces acteurs se livrent une concurrence acharnée pour commercialiser leurs technologies de troisième génération. En attendant le passage à l’acte de nombreux Etats, ils multiplient les partenariats et les alliances capitalistiques pour profiter du renouveau du nucléaire. La reprise de Westinghouse par Toshiba en 2006 et le rapprochement entre GE et Hitachi l’année suivante ont ainsi redessiné le paysage concurrentiel. AtomEnergoProm qui rassemble l’ensemble des entreprises de la filière russe s’affirme également comme un opérateur clé de l’industrie nucléaire dans les années à venir. Bénéficiant de débouchés importants sur son marché domestique, il affiche ses ambitions à l’international. Si elle a lieu, l’alliance avec Siemens constituerait un atout supplémentaire pour le Russe dans sa conquête de nouveaux marchés. Par ailleurs, de nouveaux compétiteurs, chinois et indiens notamment, pourraient faire leur apparition sur la scène internationale et constituer, pour les pays émergents, une alternative aux industriels déjà établis. Ce contexte impose aux leaders historiques d’adapter leur stratégie pour saisir les opportunités à l’international. Le développement de l’Atmea par Areva, en collaboration avec MHI, s’inscrit dans cette perspective. Moins coûteux et moins puissant que l’EPR, il offre une alternative pour conquérir de nouveaux marchés. Le jeu concurrentiel est donc amener à évoluer à moyen terme. Mais quelle en sera l’ampleur ? De nouveaux entrants peuvent-ils venir concurrencer les leaders du marché ? Quel est leur potentiel ? De nouvelles opérations capitalistiques sont-elles envisageables sur une filière déjà très concentrée ?

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