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La saison touristique estivale se redessine sous l’effet de 3 inflexions majeures selon les tendances dévoilées par Alliance France Tourisme, le 20 août pour les hôtels, résidences de tourisme et villages vacances. Tout d’abord, la canicule historique de juillet a détourné les vacanciers vers les côtes de la Manche et les massifs montagneux. Par ailleurs, les contraintes de pouvoir d’achat entraînent, chez les clientèles mobiles dans leurs dates, des décalages de séjours sur les ailes de saison. Seul le haut de gamme échappe à cette logique, porté par les visiteurs internationaux qui continuent de faire monter les prix.
Nord et montagne : carton plein
Le littoral manchois (du Havre à la Côte d’Opale) s’impose comme la destination phare de l’été. La façade a engrangé +4,5 points en un an et près de 10 points en 2 ans en taux d’occupation (TO) sur juillet. Dunkerque dépasse même les 90 % de TO entre le 1er et le 17 août (+8 points sur un an). Le Touquet affiche un revenu par chambre (RevPAR) en hausse d’environ un quart sur un an tandis que Deauville, Cabourg et Ouistreham voient leur RevPAR progresser de plus de 10 % en juillet (hausse de 6,6 % du RevPAR sur l’ensemble du littoral manchois). Côté régions, la Bretagne et les Alpes du Nord s’affirment comme les deux locomotives de la saison. La Bretagne affiche un littoral occupé à plus de 90 % au cœur de l’été, avec un RevPAR en hausse de +6,1 % vs 2025 et de +19 % vs 2024. Les Alpes du Nord profitent pleinement du report de demande lié à la canicule, avec un RevPAR bondissant de +22 % vs 2025 en juin et de +12,8 % sur l’ensemble juin-juillet. Pour autant, la Côte d’Azur maintient son attractivité internationale, affichant un RevPAR en hausse de 12 % vs 2025 et de 30 % vs 2024 en juin.
Des ailes de saison au beau fixe
La première quinzaine d’août a marqué le pas. Avec un TO de 72,5 % (−0,7 point vs 2025) et un RevPAR en recul de 1,5 %, le cœur de saison a peiné. L’incendie de Gironde a coûté au département 10 points de TO, les tensions géopolitiques autour de l’Iran ont freiné les clientèles du Golfe et les prix élevés ont découragé les réservations de dernière minute. La demande s’est décalée sur les ailes de saison. Juin avait déjà donné le ton avec 79,1 % de TO (+1,3 point vs 2025) et un RevPAR en hausse de 3,7 %, signe que les clientèles affranchies d’agenda avaient anticipé leurs départs. L’arrière-saison se profile également bien. Septembre s’annonce au niveau de 2025 voire légèrement supérieur.
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