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UN MARCHÉ DES VÉHICULES D’OCCASION EN BERNE

Les immatriculations de voitures particulières d’occasion ont diminué de près de 5 % au premier quadrimestre 2026.
15 mai 2026 par
UN MARCHÉ DES VÉHICULES D’OCCASION EN BERNE
Jugurtha BEGRICHE

Crédit photo : Morad HEGUI

Selon les données communiquées par AAA Data, 1 756 763 transactions ont été enregistrées sur le marché de l’occasion au cours des 4 premiers mois de l’exercice 2026, en baisse de 4,6 % par rapport à la même période l’année précédente.

Dans le détail, le marché de la seconde main a été plombé par le recul marqué de l’activité en janvier (-9,6 %) et en avril (-10,8 %). Ces contre-performances n’ont pas été compensées par le léger rebond observé en mars (+2,2 %), tandis que le nombre d’immatriculations était resté quais stable en février (+0,1 % ).

Deux tranches d’âge privilégiées

L’intérêt pour les modèles récents, synonymes de fiabilité et de sécurité aux yeux des acheteurs, ne se dément pas. Pour preuve, les transactions de véhicules âgés de 6 à 12 mois ont progressé de 8,9 % au 1er quadrimestre 2026. Les modèles très anciens, de plus de 15 ans, ne sont pas en reste et continuent d’attirer les automobilistes (+3,9 %). Leur succès s’explique principalement par des critères économiques : dans un contexte conjoncturel encore tendu, de nombreux automobilistes se tournent vers des véhicules plus accessibles financièrement. Toutes les autres tranches d’âge ont accusé une baisse des immatriculations sur la période analysée (jusqu’à -14,3 % pour les véhicules de 5 à 8 ans).

La majorité des marques dans le rouge

Sur les 25 premières marques en termes d’immatriculations, 3 seulement ont enregistré une croissance des ventes au cours du quadrimestre : Dacia (+1,8 %), Hyundai (+1,6 %) et Tesla (+17,7 %).

Renault conserve sa position de leader du marché avec 331 855 transactions, en baisse de 2,8 % sur un an. Une contre-performance moins marquée que celle de ses principaux concurrents, Peugeot et Citroën, dont les ventes ont diminué respectivement de 4,7 % et 3,7 %. Cette tendance défavorable touche également d’autres marques du groupe Stellantis : Opel (-7,4 %), Fiat (-7,2 %), Alfa Romeo (-6,9 %) ou encore Jeep (-6,0 %).

Sur le segment premium, le bilan est similaire avec une contraction significative des ventes, supérieure à la moyenne du marché, pour BMW (-5,5 %), Audi (-7,2 %) et Mercedes (-9,4 %).

Copyright : Les Echos Publishing

Pour aller plus loin, découvrez notre étude "Le marché des véhicules d’occasion à l’horizon 2030"

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Jugurtha BEGRICHE 15 mai 2026
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