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Uber Eats, la branche de livraison de repas d’Uber, compte intensifier son développement en Europe avec l’objectif de pénétrer sept nouveaux marchés cette année : le Danemark, la Finlande, la Norvège, l’Autriche, la Grèce, la République tchèque et la Roumanie. Cette démarche vise à renforcer sa position sur le continent, dans un contexte de renforcement de la concurrence, notamment celle de DoorDash, qui a acquis le finlandais Wolt en 2022 et Deliveroo en 2025, mais aussi de Just Eat Takeway, désormais soutenu par l’investisseur technologique néerlandais Prosus. Uber Eats, qui a récemment racheté Getir en Turquie, veut stimuler sa croissance, avec un objectif d’un milliard de commandes supplémentaires au cours des prochaines années.
Dans ses marchés européens existants, tels que le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne et l’Espagne, Uber Eats a déjà gagné des parts de marché significatives, bénéficiant dans l’Hexagone, par exemple du départ de concurrents comme Just Eat Takeaway (numéro 3 sur le marché avant son retrait). La stratégie de l’entreprise repose notamment sur le « cross marketing », incitant les utilisateurs de ses services de VTC à commander également des repas.
Au niveau mondial, Uber Eats a enregistré une croissance notable de ses revenus de livraison alimentaire, dépassant ses prévisions (+ 30 % au dernier trimestre de 2025). Pour soutenir cette croissance et optimiser ses coûts, Uber Eats explore l’intégration de nouvelles technologies, envisageant par exemple d’utiliser des drones pour automatiser une partie de la livraison au Royaume-Uni.
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