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D’un point de vue économique, l’année 2026 ne sera pas celle de la relance. Attendu en légère hausse dans les dernières prévisions de l’Insee, le premier trimestre s’est soldé (estimations Insee) sur une stagnation (0 %). En cause : le conflit au Moyen-Orient, bien sûr, mais aussi la poursuite d’un ralentissement engagé depuis le dernier trimestre 2025.
Une consommation intérieure en recul
Sur les 3 premiers mois de l’année, la consommation des ménages s’est repliée de 0,1 % (contre +0,4 % au 4e trimestre 2025). Cette baisse est avant tout portée par celle des biens de consommation (-0,6 %) et des produits alimentaires (-0,3 %). On note, également, un repli de 0,3 % des ventes de biens d’équipement. Quant aux produits pétroliers, pénalisés par une explosion de leurs prix en raison du blocage du détroit d’Ormuz, ils enregistrent une baisse de 2,3 % de leur consommation, après avoir connu une hausse de 1,1 % au cours du trimestre précédent.
Seule la consommation des services par les ménages parvient à rester dans le vert (+0,2 %), même si elle est freinée par les services de transport (-0,5 % après +1,2 %), notamment les transports ferroviaires.
Fort repli des exportations
« La contribution du commerce extérieur à la croissance du PIB a été fortement négative au 1er trimestre 2026 (-0,7 point, après +0,6 point au trimestre précédent) », précise l’Insee. Une dégradation qui s’explique, principalement, par un repli de 3,8 % des exportations (après +0,8 % au 4e trimestre 2026). Dans le détail, ce sont les exportations de matériels de transport qui sont les plus affectées (-20,1 %), notamment dans l’aéronautique, et les exportations de produits agricoles (-2,3 %). Les exportations de services s’inscrivent en baisse de 0,7 % sur ce trimestre.
Les importations, quant à elles, continuent de reculer sous l’effet de la baisse de la consommation (-1,7 % contre -0,8 % au trimestre précédent). On note, un repli des importations de produits manufacturés (-2,1 %, après -1,1 %), « pénalisées par les importations aéronautiques et navales (-19,4 %, après -0,3 %) et celles des autres produits manufacturés (-1,1 %, après -2,8 %) », explique l’Insee. Quant aux importations d’eau et d’énergie, elles plongent de 6,5 % (contre +0,2 %) en raison du décrochage des importations de produits pétroliers brut et de gaz naturel.
Les importations de services, de leur côté, ressortent également en baisse (-1,1 %, contre -0,4 %) au 1er trimestre 2026.
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