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Le blocus du détroit d’Ormuz établi par les Iraniens en réaction à l’attaque américaine commence à avoir des conséquences mesurables sur l’économie française. La dernière estimation provisoire publiée par l’Insee laisse ainsi entendre que la hausse des prix à la consommation pourrait atteindre 1,7 % en mars, contre seulement 0,9 % en février 2026.
Les prix de l’énergie s’envolent
Sans surprise, l’augmentation brutale de l’inflation s’explique, principalement, par l’envol des prix de l’énergie. Sur un an, ces derniers devraient ainsi bondir de 7,3 % en mars 2026, contre un recul de 2,9 % en février dernier. Les répercussions de la guerre au Moyen-Orient qui a démarré il y a un mois sont la cause de cette hausse des coûts de l’énergie, en particulier de ceux des hydrocarbures.
L’augmentation des prix du tabac (+3,2 %) et des produits alimentaires (+1,8 %) ont également contribué à cette hausse brutale de l’inflation.
Vers 3,3 % d’inflation ?
Selon la Banque de France, dans l’hypothèse où la flambée des prix du pétrole ne serait que réduite et la guerre au Moyen-Orient rapidement arrêtée, l’inflation en 2026 ne devrait pas dépasser 1,7 % dans notre pays. En revanche, en présence de hausses plus fortes des prix des hydrocarbures et d’un conflit qui s’éternise, l’inflation pourrait atteindre 3,3 % sur l’année en cours.
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