Les modes d'organisation des agences bancaires
12 juillet, 2002 par
Les modes d'organisation des agences bancaires
Les Echos Etudes


La succursale, qui supervise un groupe d’agences et remplit généralement la fonction d’agence centrale, joue un rôle très important dans le développement et l’application
de la politique de réseau du groupe. C’est à partir de cette structure que la prospection des marchés et les décisions de financements risqués sont prises comme le démontre notre étude de marché. La succursale assure aussi l’animation et le suivi du secteur d’intervention. A la différence des banques commerciales, les banques mutualistes et coopératives fonctionnent selon un schéma décentralisé, avec trois niveaux principaux et un niveau spécifique, ayant des attributions différentes (exemple du Crédit Agricole) :
• les caisses locales : ce sont des « agences » qui gèrent un ensemble d’agences locales. Les clients deviennent sociétaires des agences, ce qui leur permet de participer à la vie de leur banque. Les caisses locales sont les principaux actionnaires des caisses régionales ;
• les caisses régionales : ce sont des « agences », détenues à 25 % par la tête de réseau et à 75 % par les caisses locales. Elles sont responsables de leur gestion et de celles des caisses locales, en accord avec la politique du groupe, déterminée par les administrateurs des caisses régionales ;
• la caisse centrale : elle détermine la politique en matière de réseaux et détient toutes les filiales du groupe. La caisse centrale assume trois missions majeures :
° c’est un organe central, qui veille à la cohésion du réseau et à son bon fonctionnement ;
° c’est une banque centrale qui garantit l’unité financière du groupe ;
° enfin c’est le garant de la cohérence du développement commercial de la banque. La caisse centrale conçoit donc les produits commercialisés par les caisses régionales.
La caisse centrale détient généralement les filiales de services (assurances, affacturage, salle des marchés…) et la responsabilité du développement à l’international ;
• la fédération nationale : elle constitue l’instance de réflexion et d’expression des Caisses régionales et du groupe. Elle représente les caisses régionales et le groupe
auprès des pouvoirs publics, des organisations professionnelles et des instances du monde coopératif et mutualiste. La fédération remplit également des fonctions de
services auprès des caisses régionales. Contrairement à l’organisation d’ensemble des banques, l’organisation des agences ne diffère pas fondamentalement entre les réseaux mutualistes et les réseaux de banques commerciales.

L’organisation traditionnelle d’une agence s’articule autour de plusieurs fonctions :
• le Directeur d’agence : véritable chef d’entreprise, il est chargé sur son secteur géographique du développement de l’activité, de réaliser les opérations de la clientèle et
de gérer les risques. Il est donc responsable de l’ensemble du fonctionnement de l’agence, tant en termes de réalisations d’objectifs que de gestion du personnel ;
• l’adjoint : il seconde le directeur d’agence et est souvent chargé de missions spécifiques : animation de l’équipe commerciale, gestion de certains clients risqués… ;
• les agents commerciaux très qualifiés : les conseillers en gestion de patrimoine ou les chargés de clientèle « professionnels » ont la charge de développer des activités à valeur ajoutée et/ou à fort potentiel de fidélisation ;
• les agents commerciaux grand public : ils sont au guichet ou en front-office (espace d’accueil ouvert sur le public) et sont la base de toute relation avec la clientèle, tant en
termes commerciaux qu’en termes administratifs ;
• le back office : son rôle est d’assurer la gestion administrative des opérations passées en agences.
Cette organisation tend à évoluer avec l’automatisation des tâches et l’externalisation de plus en plus fréquente des opérations courantes. Les chargés de back office ont quasiment disparu des agences. L’automatisation du passage des opérations et la centralisation des back offices a entraîné une baisse de l’effectif destiné à cette fonction. En outre, le personnel de guichet devrait progressivement voir son effectif diminuer, au profit de l’embauche ou de la formation de commerciaux de plus en plus spécialisés et d’agents d’accueil.

Les modes d'organisation des agences bancaires
Les Echos Etudes 12 juillet, 2002
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