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Le trafic des véhicules légers sur le réseau concédé français a reculé entre janvier et juin selon les exploitants d’autoroutes (-3 % pour Abertis, -3,7 % pour Vinci), marquant un net coup d’arrêt inédit depuis la pandémie. Ce recul s’explique principalement par la hausse des prix des carburants, dans un contexte de tensions géopolitiques au Moyen-Orient, et par des vagues de chaleur successives qui ont incité les usagers à limiter les déplacements non essentiels. Face à l’alourdissement du coût kilométrique de l’utilisation des véhicules, les automobilistes ont modifié leurs habitudes et se sont massivement tournés vers des solutions alternatives sur la première moitié de l’année. La plate-forme de covoiturage BlaBlaCar, par exemple, a directement profité de ces évolutions, affichant une hausse significative des nouvelles inscriptions et des propositions de trajets partagés sur longue distance.
Les trois géants du secteur, Vinci, Eiffage et Abertis, enregistrent tous des baisses de la circulation des voitures particulières sur les axes qu’ils exploitent. La mauvaise conjoncture des déplacements des ménages est toutefois en partie compensée par le transport de marchandises, qui a bien résisté. La circulation des poids lourds a augmenté de 1,4 % pour Abertis et 2,4 % pour Vinci, ce qui a permis d’atténuer partiellement les pertes financières des exploitants. Malgré une revalorisation des péages intervenue au mois de février (+0,86 % en moyenne), le chiffre d’affaires des exploitants s’est tassé au 1er semestre. Sur l’ensemble de l’année, Vinci, cité par Les Echos, prévoit une légère baisse du trafic.
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