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L’ÉCART DE SALAIRE SE RÉDUIT ENTRE LES FEMMES ET LES HOMMES, SAUF CHEZ LES CADRES

Estimé à 14 % fin 2024, l’écart de salaire entre les femmes et les hommes a reculé de 8,1 points en près de 30 ans. Chez les cadres, en revanche, il est resté stable à 16 % depuis 7 ans.
10 mars 2026 par
L’ÉCART DE SALAIRE SE RÉDUIT ENTRE LES FEMMES ET LES HOMMES, SAUF CHEZ LES CADRES
LES ECHOS ETUDES

Crédit photo :  tomertu 

L’écart de salaire entre les femmes et les hommes continue de se réduire. Entre 1995 et fin 2024, précise l’Insee, il est passé, pour le même temps de travail, de 22,1 % à 14 % (-8,1 points). Une amélioration qui s’explique principalement par un meilleur accès des femmes aux postes les mieux rémunérés, notamment ceux de cadres, qui comprennent désormais 38 % de femmes, contre seulement 23 % il y a 30 ans. Pour autant, le mouvement de correction reste lent et, à ce rythme, il faudra encore près de 50 ans avant de combler le retard.

Le poids de la « ségrégation professionnelle »

« La ségrégation professionnelle explique l’essentiel des différences de salaire en équivalent temps plein (EQTP) entre femmes et hommes », précise l’Insee. On note ainsi que 95,3 % des secrétaires, 89,9 % des aides-soignantes, 84,6 % des caissières ou encore 78,9 % des agents de service hospitaliers sont des femmes. Des métiers particulièrement mal payés, alors qu’elles représentent moins de 26 % des ingénieurs et des cadres informaticiens, bien mieux rémunérés.

L’étude met également en évidence un lien entre le nombre d’enfant et l’écart de salaire en EQTP. De 5,8 % entre salariés du privé sans enfant, il passe à 28,2 % entre les mères et les pères de 3 enfants ou plus. « Ces différences proviennent à la fois de la baisse de salaire observée après la naissance mais aussi des carrières durablement ralenties des mères », rappellent les auteurs de l’étude.

Autre critère d’inégalité : la taille de l’entreprise. L’écart de salaire en EQTP varie ainsi de 7,1 % dans les TPE (moins de 10 salariés) à plus de 16 % dans les structures de plus de 250 salariés.

Zoom sur les cadres

Parallèlement à l’étude de l’Insee, l’Apec a également fait le point sur les écarts de rémunération entre les femmes et les hommes cadres. En 2025, l’écart est de 16 %. Il s’explique notamment par la sous-représentation des femmes dans les fonctions les plus rémunératrices (production industrielle, finance, commerce, etc.), mais aussi par leur faible accès aux postes à fortes responsabilités. On note ainsi que seules 17 % des dirigeants d’ETI et de grands groupes français sont des femmes. Et contrairement aux salariés dans leur ensemble, cet écart de rémunération ne s’est pas amélioré et reste fixé à 16 % depuis 2018. Une inégalité qui crée un sentiment d’injustice chez 60 % des femmes cadres, précise l’étude de l’Apec.

Copyright : Les Echos Publishing

Pour aller plus loin, découvrez notre étude "L’observatoire de la banque et l’assurance pour les TPE".

L’ÉCART DE SALAIRE SE RÉDUIT ENTRE LES FEMMES ET LES HOMMES, SAUF CHEZ LES CADRES
LES ECHOS ETUDES 10 mars 2026
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