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Promesse de campagne du président de la République en 2022, le leasing social a vu le jour le 1er janvier 2024, avec pour objectif d’accélérer la transition écologique dans le secteur des transports. Cette offre de location longue durée de véhicules électriques vise à permettre aux ménages les plus modestes de passer à l’électrique. Elle a rencontré un franc succès, avec la commande d’environ 50 000 voitures particulières électriques neuves, contre 20 000 à 25 000 initialement envisagées. Face à cet afflux de demandes, l’État a dû suspendre le dispositif, avec la promesse de le relancer en 2025.
Le leasing social a fait son retour le 30 septembre 2025, dans le cadre d’un programme de certificats d’économie d’énergie (CEE). Doté d’une enveloppe de près de 370 M€, cette nouvelle édition avait pour objectif de proposer la location d’au moins 50 000 voitures électriques, dont 5 000 unités minimum pour les personnes dont le domicile ou le lieu de travail est situé dans une zone à faibles émissions (ZFE).
Des conditions qui évoluent peu
Entré en vigueur le 16 juillet 2026, le troisième acte du leasing social est doté d’une enveloppe de 401 M€. Ouvert à un minimum de 50 000 foyers modestes, il s’adresse aux Français ayant un revenu fiscal de référence par part inférieur ou égal à 16 880 € et qui remplissent l’une des deux conditions suivantes : avoir un trajet domicile-lieu de travail supérieur à 10 kilomètres ou effectuer plus de 8 000 kilomètres par an à titre professionnel. Dans l’ensemble, les modalités du dispositif évoluent peu par rapport à la précédente édition :
- le contrat de location s’étale sur 3 ans minimum et peut courir jusqu’au 31 décembre 2031 inclus,
- le loyer mensuel doit être inférieur ou égal à 200 € TTC (hors assurances obligatoires, options et prestations annexes) et chaque loueur doit proposer au moins un modèle de véhicule dont le loyer mensuel est inférieur ou égal à 140 € TTC,
- l’aide financière, non cumulable avec d’autres dispositifs, est limitée à 6 500 € TTC et peut atteindre 9 000 € TTC si le véhicule est produit en Europe (à laquelle s’ajoute une prime complémentaire de 500 € si le moteur est également fabriqué en Europe),
- sont éligibles les véhicules neufs de catégorie M1, d’une masse en ordre de marche inférieure à 1,8 tonne, utilisant l’électricité comme source exclusive d’énergie, atteignant un score environnemental supérieur ou égal à 60 points, et ayant un prix d’achat inférieur ou égal à 47 000 € TTC (hors options, incluant si nécessaire le coût d’acquisition ou de location de la batterie).
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