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Une dynamique tirée par les volumes
En 2025, la consommation de produits alimentaires biologiques atteint 12,6 Md€, enregistrant une progression de 3,6 % par rapport à l’année précédente, selon l’Agence Bio. Cette performance dépasse l’évolution de la consommation alimentaire globale, évaluée à 2 %. Fait marquant pour le secteur, cette croissance s’appuie sur une augmentation des volumes vendus qui progressent de 2 %, contre seulement 0,3 % pour le reste de l’alimentaire. La part du bio dans le panier des ménages s’établit ainsi à 5,8 %. Cet engouement se vérifie particulièrement sur les œufs dont les ventes bondissent de 9,5 % en valeur, ainsi que sur les fruits et légumes avec une hausse de 7,3 %. Les secteurs des produits laitiers et de la viande confirment ce net regain d’attractivité auprès des acheteurs.
Tous les canaux de distribution au vert
Cette vitalité s’observe aussi à travers l’ensemble des circuits. Les magasins spécialisés (Naturalia, Biocoop, La Vie Claire…) affichent une croissance record de 8,5 % sur l’année, contribuant à eux seuls aux deux tiers de la progression du marché. La vente directe progresse de 3,8 %, animée par près de 28 500 producteurs. Signe d’une reprise généralisée de la filière, la grande distribution retrouve le chemin de la croissance en valeur pour la première fois depuis 2021, avec une hausse de 1,2 %. La restauration hors domicile participe pleinement à cette dynamique, stimulée notamment par un bond de 17 % des achats de fruits et légumes frais biologiques au sein de la restauration collective.
L’amont agricole, maillon fragile d’une filière en reprise
Si la demande repart à la hausse, l’attention se concentre désormais sur la production agricole. En 2025, le nombre de fermes engagées en France en agriculture biologique a reculé de 1,3 % pour s’établir à 61 159 exploitations. Bruno Martel, président de l’Agence Bio, souligne l’urgence de redonner confiance aux agriculteurs pour accompagner la reprise de la consommation. Avec 72 % des produits consommés d’origine nationale et des importations tombées à 28 %, soit leur plus bas niveau depuis 2017, la consolidation des filières de production biologique devient une condition indispensable pour pérenniser notre souveraineté alimentaire.
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Pour aller plus loin, découvrez notre étude "L’avenir du marché des produits alimentaires bio".