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CONFLIT AU MOYEN-ORIENT : LES TPE-PME SOUS PRESSION

Hausse des coûts, approvisionnements perturbés, marges menacées… la crise au Moyen-Orient commence à avoir des impacts sur les petites et moyennes entreprises françaises.
16 juillet 2026 par
CONFLIT AU MOYEN-ORIENT : LES TPE-PME SOUS PRESSION
LES ECHOS ETUDES

Crédit photo: peopleimages.com - stock.adobe.com

Le conflit déclenché fin février au Moyen-Orient a fini par atteindre les TPE-PME, bien au-delà des seules entreprises exposées à l’international. Selon le Baromètre semestriel de Bpifrance, « 79 % des TPE-PME anticipent un impact négatif du conflit sur leur activité ». Sans surprise, 70 % des dirigeants disent subir la hausse du prix du pétrole, dont 30 % de façon forte. La hausse des prix du gaz et des intrants non énergétiques, l’allongement des délais de livraison ainsi que les pénuries et le renchérissement du transport font également partie de la liste des impacts de la crise subis par les TPE-PME.

Des secteurs plus exposés

Les effets négatifs varient selon les secteurs. Les transports apparaissent parmi les plus vulnérables, très exposés à la flambée pétrolière et aux difficultés logistiques. La construction souffre aussi fortement, notamment via l’explosion du coût des matières premières et du carburant. Le tourisme, lui, cumule sensibilité au gaz et perturbations d’approvisionnement, sans parler des entreprises qui, avant la crise, étaient très présentes dans l’organisation de séjours au Moyen-Orient.

Plus largement, le baromètre souligne une nette remontée des tensions d’approvisionnement depuis le début du conflit. « 60 % des TPE-PME sont confrontées à des difficultés d’approvisionnement (y compris hausse des coûts), dont 35 % estiment qu’elles affectent significativement leur activité ». Ces proportions ont augmenté de 7 points en 6 mois, signe d’une dégradation de la situation même si « elles restent inférieures à celles atteintes en plein cœur de la crise énergétique au printemps 2022 (respectivement 74 % et 49 %) », insistent les auteurs de l’étude.

Cette poussée inquiète d’autant plus que l’horizon de normalisation reste flou : plus d’1 dirigeant sur 2 (56 %) juge incertaine la date de résorption de ces difficultés. La reprise d’affrontements sporadiques entre l’Iran et les États-Unis, depuis le 9 juillet dernier, ne devrait pas les rassurer.

Trésoreries fragilisées, hausses de prix partielles

Cette nouvelle crise touche des entreprises déjà affaiblies par une demande atone et une situation financière dégradée, d’autant, que contrairement à 2022, elles ne peuvent plus compter sur les PGE. Bpifrance note, à ce propos, que la majorité des TPE-PME (61 %) interrogées se disent en mesure d’encaisser le choc, mais à condition que la crise ne dure pas trop longtemps et ne s’aggrave pas. En revanche, 16 % d’entre elles déclarent ne pas disposer d’une trésorerie suffisante pour résister plus longtemps.

Concrètement, pour préserver leurs marges, 17 % des entreprises comptent intégralement répercuter la hausse des coûts subie sur leurs tarifs et 49 % partiellement. À l’inverse, « 34 % ne comptent pas du tout la répercuter. Une partie risquant d’être absorbée dans les marges, qui sont attendues en diminution cette année », précise Bpifrance.

Copyright: Les Echos Publishing

Pour aller plus loin, découvrez notre étude "L’observatoire de la banque et l’assurance pour les TPE".  

CONFLIT AU MOYEN-ORIENT : LES TPE-PME SOUS PRESSION
LES ECHOS ETUDES 16 juillet 2026
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