Le marché français du facilities management
26 juillet, 2001 par
Le marché français du facilities management
Les Echos Etudes


Le facilities management est un marché encore peu structuré en France. Les différentes définitions qu’en donnent les intervenants ainsi que l’étendue des services proposés rendent son évaluation difficile. Ainsi le coeur du facilities management représente 0,9 milliard d’euros. Si on ajoute les services complémentaires comme la maintenance industrielle, la gestion des utilities et la logistique, la valeur du marché passe à environ 13 milliards d’euros. Par conséquent, ces services constituent le segment le plus important du marché. Par ailleurs, le Sypemi estime le marché de l’offre multiservices (la gestion, par un prestataire unique, des services techniques et généraux d’un ensemble immobilier) à 1,52 milliard d’euros comme le montre notre étude de marché. Le marché du facilities management bénéficie d’une croissance à deux chiffres, selon les intervenants. Faceo estime le taux de croissance annuel entre 20 % et 30 %. Cette tendance devrait se poursuivre au moins pendant les cinq prochaines années. En effet, le marché actuel du facilities management ne couvre qu’une part réduite des besoins. Environ 90 % des services à l’environnement et 75 % de la maintenance industrielle sont encore réalisés par les entreprises en interne. Le potentiel de développement se révèle donc considérable. En France, l’externalisation connaît une forte croissance et concerne de plus en plus d’activités. Globalement, le taux d’externalisation, encore faible, se situe à 26 %. Néanmoins, la situation est contrastée selon la taille des entreprises. Plus l’entreprise est grande, plus elle a recours au marché pour l’exécution d’activités répétitives et non stratégiques. Ainsi, selon une étude d’Andersen, 74 % des grandes entreprises (c’est-à-dire ayant un chiffre d’affaires supérieur à 152,4 millions d’euros) ont recours à l’externalisation (y compris à la sous-traitance). En période de ralentissement économique, le grands groupes accélèrent leur recentrage sur leur métier de base et par conséquent ont davantage recours au facilities management. L’informatique-télécommunications, la distribution-logistique-transport et les services généraux constituent les fonctions les plus ouvertes aux acteurs du facilities management (avec respectivement un taux d’externalisation en 2001 de 63 %, 52 % et 37 %). L’infogérance constitue la première fonction externalisée en raison principalement de la complexité croissante des systèmes informatiques et de l’évolution rapide des technologies. Les achats de prestations dans ce domaine devraient encore s’accroître dans les deux prochaines années (pour 35 % des entreprises). Depuis 1999, les services généraux sont l’activité pour laquelle l’externalisation a le plus progressé (37 % contre 32 %). Les entreprises sont, en effet, de plus en plus demandeuses de services de restauration, d’entretien, d’accueil, etc. Cherchant à rentabiliser les surfaces occupées, les grands groupes procèdent à des aménagements continus de l’intérieur des bâtiments voire à la cession puis la location de leur locaux. La tendance devrait se poursuivre puisque 14 % des entreprises envisagent de recourir davantage à des prestataires extérieurs pour ces activités. Les services à la production, dont la maintenance est la principale activité, sont externalisés à hauteur de 21 %. Dans la mesure où la performance globale de l’entreprise dépend aussi de l’entretien et de la disponibilité des machines ou des installations, les services à la production favorisent le développement d’une offre intégrée de gestion de l’ensemble de la maintenance d’un site garantissant la continuité de la production. Les autres fonctions (ressources humaines, marketing et administration-finances) restent encore peu externalisées, avec environ 20 % des entreprises recourant à ce type de prestation. Néanmoins, leur développement devrait se poursuivre, notamment pour les activités administratives et financières pour lesquelles 29 % des entreprises souhaitent faire appel à des prestataires extérieurs.

Le marché français du facilities management
Les Echos Etudes 26 juillet, 2001
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