Le marché de l'emballage : répondre au défi informatique
13 juillet, 2002 par
Le marché de l'emballage : répondre au défi informatique
Les Echos Etudes


La maîtrise des systèmes d’informations et du digital est différente selon les types de prestataires. Les façonniers locaux n’utilisent pas d’outil informatique spécifique, à l’exception des applications nécessaires au fonctionnement des machines à commande numérique. Il n’est pas rentable d’investir dans des liaisons informatiques avec les clients, car les opérations de conditionnement sont avant tout des petites séries. Les façonniers spécialistes utilisent avant tout les outils informatiques nécessaires au fonctionnement des machines à commande numérique. Les logiciels de gestion de la chaîne logistique (Supply chain Execution, gestion de l’entreposage, gestion du transport, gestion des commandes) sont peu utilisés. Ces prestataires doivent en revanche informatiser la traçabilité (numéro de lot, date d’emballage, ligne de production, autant d’informations qui doivent être inscrites sur le produit et stockées en cas d’incident). Chez les prestataires logistiques, l’informatique constitue un poste important de l’investissement de départ. En effet, pour séduire les clients, il faut disposer d’un outil performant capable de communiquer avec celui du client. C’est d’autant plus vrai si le prestataire propose une offre globale conditionnement + logistique. Le système informatique est un critère de sélection, si bien que les prestataires généralistes, et notamment les leaders du marché, n’hésitent pas à concevoir leur propre système de gestion de production assistée par ordinateur (GPAO). Les équipes de FM Logistic ont ainsi développé Opale, un logiciel qui assure le suivi en temps réel de la production et de la logistique. Tous les produits sont référencés par un code-barre, dont la lecture avec un lecteur laser relié au système central par onde radio permet le repérage physique du produit et sa place dans le processus de production. Les clients, qui travaillent désormais en flux tirés, sont sensibles aux capacités d’échange de données informatiques (EDI) pour simplifier le processus de commande et de suivi et accélérer la livraison de leurs propres clients. Le développement des projets d’externalisation les plus complexes, à plus forte valeur ajoutée, est freiné par l’attentisme des clients, principalement dû au manque de visibilité sur l’évolution de la conjoncture. Face à cet attentisme, les prestataires s’orientent vers l’amélioration de l’accompagnement du client, ce qui passe par • la création de cellules spécialisées (avec des chefs de projets) ;
• la réorganisation interne (l’organisation matricielle est intéressante car elle permet de segmenter le marché et de disposer d’un spécialiste sur chaque segment produit/secteur) ;
• un meilleur interfaçage avec le client (pour faciliter les contacts entre l’industriel et le prestataire et favoriser le transfert d’information dans les deux sens) ;
• une meilleure communication externe (autour de projets significatifs réussis).
L’amélioration de l’accompagnement des clients devrait conduire les prestataires à se concentrer sur les clients les plus rentables et à privilégier les contrats pluriannuels au détriment des prestations ponctuelles. Le risque pour les prestataires actuels, s’ils ne parviennent pas à améliorer leur accompagnement du client, est d’être relégués dans la sous-traitance, à l’image de ce qui s’est produit dans le transport routier où les donneurs d’ordre et les grands transporteurs exercent une pression très forte sur les prix. 

Le marché de l'emballage : répondre au défi informatique
Les Echos Etudes 13 juillet, 2002
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