La suppression du lien entre vente et après-vente est destinée à introduire plus de concurrence avec les réseaux d’entretien et de réparation des constructeurs
10 juillet, 2003 par
La suppression du lien entre vente et après-vente est destinée à introduire plus de concurrence avec les réseaux d’entretien et de réparation des constructeurs
Les Echos Etudes


Alors que les constructeurs pouvaient jusqu’à maintenant exercer un contrôle élevé sur l’activité rechange effectuée sur leurs véhicules (intégration obligatoire du SAV dans leurs réseaux de concessions, mode de distribution exclusive), le nouveau règlement, en levant le lien entre vente et SAV, veut diminuer ce contrôle et ouvrir le marché de la réparation capté par les réseau de marques.
La suppression du lien entre vente et l’après-vente et l’incitation à la spécialisation des métiers et des marchés introduit plusieurs changements importants au sein de la filière :
• tout d’abord, en autorisant le distributeur à ne pas être obligé d’assurer lui-même l’activité de SAV, la Commission ouvre des opportunités importantes pour les réparateurs
qui sous-traiteront les opérations de SAV des distributeurs qui auront éventuellement opté pour la seule activité vente (émergence de spécialistes en vente et de spécialistes en après-vente) ;
• ensuite, en libéralisant l’activité réparation, les autorités placent le statut de réparateur agréé au coeur de la bataille stratégique qui s’annonce tant du côté des constructeurs, qui ne manqueront pas de jouer sur les critères qualitatifs pour préserver leurs réseaux, que du côté des nouveaux entrants qui pourront utiliser l’arme de l’agrément sur les seuls critères qualitatifs pour pénétrer les réseaux de marque (les constructeurs ne pouvant limiter avec le 1400/2002 le nombre d’intervenants qui remplissent ces critères) ;
• par ailleurs, en imposant le choix entre distribution exclusive ou sélective aux constructeurs, qui ont opté majoritairement pour le système sélectif, la Commission ne permet plus à ces dernier de fixer le lieu d’établissement de leurs réparateurs agréés et institue la « fin des territoires » en matière d’après-vente (la vente VN bénéficie, quant à elle, d’un ultime délai de grâce jusqu’en 2005 avec le maintien de la clause de localisation qui permet aux constructeurs de limiter le nombre de distributeurs de marque par région) ;
• enfin, en permettant un libre approvisionnement en pièces de rechange pour les concessionnaires, les autorités européennes ne permettent plus aux constructeurs de leur imposer presque exclusivement leurs propres pièces de rechange (1).

La suppression du lien entre vente et après-vente est destinée à introduire plus de concurrence avec les réseaux d’entretien et de réparation des constructeurs
Les Echos Etudes 10 juillet, 2003
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