LA PRATIQUE DE LA LECTURE EST EN HAUSSE, UNE BONNE NOUVELLE POUR LES LIBRAIRES ?
13 août, 2019 par
LA PRATIQUE DE LA LECTURE EST EN HAUSSE, UNE BONNE NOUVELLE POUR LES LIBRAIRES ?
MEZIANI Hélène


Le taux d’achat en librairie progresse, porté par le dynamisme des points de vente spécialisés. Les principales réticences vis-à-vis de ce circuit restent globalement les mêmes : absence de librairie à proximité, non disponibilité des livres recherchés, prix…

Le baromètre réalisé tous les 2 ans par IPSOS pour le Centre national du livre (CNL) montre que le poids des lecteurs dans la population a augmenté de 4 points par rapport à 2017 grâce aux lecteurs occasionnels. L’achat neuf reste le principal moyen de se procurer un livre pour les Français (82 %), un peu devant les prêts et les cadeaux (77 %).

Les librairies générales profitent assez peu de la progression de la pratique de la lecture et restent derrière les grandes surfaces culturelles (taux d’achat de 68 % contre 76 %), mais gardent un peu d’avance sur les sites de vente en ligne de livres imprimés (48 %) et les supermarchés/hypermarchés (43 %). En revanche, les librairies spécialisées ont tiré leur épingle du jeu ces dernières années : leur poids dans les lieux d’achat a ainsi progressé de 4 points par rapport à 2017, mais surtout de 13 points depuis 2015. Une hausse qui peut être en grande partie attribuée au succès croissant des mangas et comics.

Les librairies spécialisées dans l’occasion, comme les bouquinistes et brocanteurs, gagnent également des acheteurs, profitant de la progression de 7 points du taux d’achat en seconde main entre 2015 et 2019. La hausse est plus nette encore chez les grands lecteurs : + 9 points par rapport à 2017 et + 16 points par rapport à 2015. Le poids des librairies, quel que soit leur type (généralistes et spécialistes), est donc globalement en hausse par rapport à 2017 et stable par rapport à 2015.

Mais un peu plus d’un quart des Français boudent encore les librairies. Ils mettent en avant deux difficultés majeures : l’absence de librairie près de chez eux (51 % des non-acheteurs en librairie) et l’absence de garantie sur la disponibilité des livres recherchés (36 %). Ce deuxième frein peut être complété par la difficulté perçue de commander les livres en magasin (21 %, en hausse de 5 points par rapport à 2017 et de 10 points par rapport à 2015). L’argument d’un prix qui serait plus élevé en librairie (malgré l’encadrement par la loi Lang) a de moins en moins d’emprise, mais reste encore le 3e argument cité par les non-acheteurs en librairie (29 %, - 3 points vs 2017 et - 8 points vs 2015).

LA PRATIQUE DE LA LECTURE EST EN HAUSSE, UNE BONNE NOUVELLE POUR LES LIBRAIRES ?
MEZIANI Hélène 13 août, 2019
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