La croissance des ventes de la division Optique d'ALCATEL limite l’impact de la forte baisse de l’activité e-Business
27 juillet, 2002 par
La croissance des ventes de la division Optique d'ALCATEL limite l’impact de la forte baisse de l’activité e-Business
Les Echos Etudes


Après une année 2000 exceptionnelle qui avait vu les ventes du groupe progresser de 36,4 %, Alcatel a enregistré un net recul de son chiffre d’affaires en 2001 (– 19,3 %, à 25 353 MEUR). Cette contre-performance s’explique par le retournement conjoncturel qui a frappé les entreprises de télécommunications, dont l’impact s’est particulièrement fait sentir au quatrième trimestre 2001 (– 20 % par rapport à 2000). Cependant, la cession de la division Nexans en juin 2001 a également pesé sur les résultats comme nous le montrons dans notre étude de marché. Ainsi, hors prise en compte de Nexans, la baisse des ventes ne s’établit qu’à – 5,4 %. Si ce recul contraste avec le dynamisme de l’exercice 2000, il apparaît cependant moins défavorable que celui de certains concurrents tels Lucent (– 21,3 %), Cisco (– 24,7 %) et Nortel (– 37,3 %). La division Réseaux demeure la principale contributrice au chiffre d’affaires (44,7 % des ventes en 2001) mais enregistre une baisse de 3,6 % de ses ventes. L’activité de la division a été victime de la faillite de la plupart de ses nouveaux clients et de l’effondrement des investissements des autres opérateurs, notamment au Etats-Unis où les clients du groupe auraient réduit leurs investissements de 15 % à 20 % selon Alcatel. De plus, le marché des réseaux téléphoniques classiques continue de régresser en Europe et en Amérique du Nord où il est devenu un marché de renouvellement. Néanmoins, deux segments sont venus limiter le recul du chiffre d’affaires :
• dans le domaine du trafic de données, l’Internet à haut débit, et plus particulièrement l’ADSL continue de progresser avec 8 millions de lignes installées en 2001 (contre 6 millions en 2000) ;
• dans le segment des réseaux mobiles, les ventes d’Alcatel ont progressé de plus de 10 % sous l’impulsion des pays asiatiques (Chine, Malaisie, Thaïlande et Indonésie).
Seule activité en croissance en 2001, la division Optique a enregistré une hausse de 6,2 % de ses ventes, à 7 435 MEUR, et conforte sa seconde place dans le chiffre d’affaires consolidé (29,3 %). Cette croissance s’explique, d’une part, par les bons résultats obtenus sur le marché des réseaux terrestres, particulièrement dans le domaine des transmissions DWDM et des équipements ADM/SDH, notamment en Asie Pacifique. D’autre part, les ventes de l’activité composants optiques (Alcatel Optronics)
ont progressé de 8,8 % en 2001, à 470,4 MEUR. En revanche, le marché des réseaux sous-marins a pénalisé la croissance de la division, notamment en raison du report de la construction d’un câble transpacifique suite aux difficultés financières de 360 networks, l’un des principaux clients d’Alcatel. La division e-Business a enregistré la plus forte baisse d’activité (– 28,6 %, à 3 434 MEUR) et ne représente plus que 13,5 % du chiffre d’affaires consolidé. L’activité des terminaux mobiles a particulièrement souffert du retournement conjoncturel, victime de l’arrivée à maturité du marché en Europe de l’Ouest. De plus, les ventes de terminaux Wap, dans lesquels Alcatel avait fortement investi, n’ont jamais décollé. En légère baisse de 1,4 % par rapport à 2000, les ventes de la division Espace et Composants ont subit le net ralentissement du marché des satellites de télécoms. Après une excellente année 2000 en termes de commandes de satellites (11), le groupe n’a enregistré que quatre commandes en 2001, dont deux ont été annulées suite à la fusion de GE Americom avec la Société Européenne de Satellites (SES). Symbole du ralentissement de ce marché, Alcatel a confirmé en 2001 le gel de son projet SkyBridge qui prévoyait la création de 80 petits satellites télécoms. Par ailleurs, l’activité Composants a vu ses ventes reculer de 7 % par rapport à 2000, notamment en raison du ralentissement du marché américain.

La croissance des ventes de la division Optique d'ALCATEL limite l’impact de la forte baisse de l’activité e-Business
Les Echos Etudes 27 juillet, 2002
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