[INTERVIEW] NOS VÉLOS ÉLECTRIQUES INCARNENT LE LUXE À LA FRANÇAISE
Coleen fabrique des vélos électriques et des speed bikes haut de gamme à Biarritz. Interview de son cofondateur, Thibault Halm.
22 septembre, 2021 par
[INTERVIEW] NOS VÉLOS ÉLECTRIQUES INCARNENT LE LUXE À LA FRANÇAISE
BERVILY Elodie

Comment est née Coleen ?

Thibault Halm : je me suis toujours déplacé à vélo car c’est un super moyen de locomotion au quotidien. Fin 2012, avec Audrey Lefort, après nos études, nous avons voulu développer une gamme de vélos électriques français de qualité, qui se différencient de l’offre existante aussi bien en termes de design que par leur technologie embarquée. Pour cela, il nous fallait la maîtrise complète du produit. Nous avons donc choisi de fabriquer nous-même nos vélos et c’est ainsi qu’est née Coleen, en 2014.

Pouvez-vous nous présenter les vélos Coleen ?

T. H. : notre gamme est composée de vélos à assistance électrique, ou VAE, bridés à 25 km/h et de speed bikes qui roulent à 45 km/h. Ils sont commercialisés entre 8 000 et 10 000 €. Les speed bikes sont vraiment la solution optimale pour les déplacements du quotidien. Ils répondent à tous les besoins de mobilité alors que le VAE est trop bridé en termes de vitesse et de puissance pour y répondre. Pour optimiser la résistance dans le temps de nos vélos, nous utilisons de nouveaux matériaux comme le carbone. Nous avons détourné les technologies des vélos de course pour les usages du quotidien. Exactement comme le secteur automobile où les innovations sont testées en Formule 1 et ensuite adaptées aux produits de série haut de gamme.

Vous avez réalisé une première levée de fonds en 2018 ?

T. H. : oui, cela nous a permis d’embaucher un ingénieur, spécialiste des vélos de course, et de développer tout le process de fabrication. Nous avons voulu recréer cette excellence française dans la fabrication de vélos, mais en plus haut de gamme et plus technologique. On a tendance à l’oublier, mais La France est le pays du vélo. C’est en France que les premières bicyclettes ont été inventées, tout comme les cadres carbones et les pédaliers automatiques.

Vous fabriquez vos vélos dans votre atelier à Biarritz ?

T. H. : les vélos des fabricants français sont aujourd’hui « made in France » car ils sont assemblés en France, mais à la différence de nos concurrents, nos pièces sont également fabriquées en France. Toute la partie carbone et l’assemblage finale de nos vélos sont réalisés dans notre atelier à Biarritz. Aujourd’hui, nous sommes les seuls à fabriquer des cadres carbones monoblocs en France intégrant les dernières technologies que l’on retrouve dans les vélos de compétition. La partie électronique de nos vélos (batterie, écran…) est fabriquée à Mérignac, près de Bordeaux.

En dehors de la production, qu’est-ce qui vous distingue de vos concurrents ?

T. H. : nous fabriquons des vélos très qualitatifs, qui durent dans le temps. Mais au-delà de la qualité des composants, ce qui est important, c’est la qualité perçue par le consommateur. Nous accordons beaucoup d’importance au design de nos vélos. Nous sommes les seuls à proposer des produits aussi raffinés en termes de détail. Quand nous présentons les vélos Coleen à l’étranger, notamment au CES de Las Vegas auquel nous avons participé 2 fois, les retours sont excellents. Car nos vélos incarnent le luxe à la française, en termes de design, de technologie et d’innovation. Et ça, c’est notre réussite ! Car, aujourd’hui, fabriquer un vélo électrique, ce n’est pas compliqué, mais faire un beau vélo, qui ne ressemble à aucun autre, avec une vraie identité, c’est bien plus compliqué.

Où sont distribués vos vélos ?

T. H. : nous travaillons en direct avec des magasins de vélos. Ce sont essentiellement des petits réseaux positionnés sur le haut de gamme. C’est important que nos distributeurs connaissent bien le produit et sachent expliquer ses avantages et ses différences avec des vélos électriques à 2 000 €. Nous sommes plus implantés en Belgique, en Suisse et au Luxembourg qu’en France car il y a un véritable engouement pour le speed bike sur ces marchés, aujourd’hui encore inconnu en France.

Quel est le profil de vos clients ?

T. H. : ce sont plutôt des cadres, qui veulent avoir un beau vélo pour remplacer leur voiture pour leurs trajets du quotidien. Car nos vélos sont faits pour cela, ils peuvent rouler des dizaines de milliers de kilomètres avec très peu de maintenance.

Quel a été l’impact de la crise sanitaire sur votre activité ?

T. H. : cela a été compliqué car, au début de la crise, nous étions en plein lancement commercial de notre offre. Tous les évènements auxquels nous devions participer ont été annulés. La crise nous a également fait perdre du temps en matière de production car nous avons subi des retards d’approvisionnement de matières premières.

Vous êtes en pleine phase de levée de fonds, pouvez-vous nous en dire plus ?

T. H. : oui, notre objectif est de lever 1 M€ via WiSEED. Cela va permettre d’accélérer notre développement commercial, faire connaître la marque, communiquer à plus grande échelle…
Nous allons également accélérer sur la vente en ligne et développer notre capacité à proposer à nos clients des personnalisations exclusives. Comme nous fabriquons tout dans notre atelier à Biarritz, nous avons des possibilités très poussées de personnalisation. C’est aujourd’hui notre force, ce qui nous différencie de nos concurrents.
Cette levée de fonds va également permettre d’améliorer notre outillage pour augmenter les cadences de production. Aujourd’hui, nous fabriquons 10 vélos chaque mois et avons pour objectif de monter à 35 vélos par mois à court terme.

Comment envisagez-vous l’avenir ?

T. H. : avec une grande confiance ! Nous avons pour objectif d’être la marque française premium par excellence sur le marché du vélo. Et nous avons tous les atouts pour le devenir.

Fiche d’identité
Dénomination : Coleen
Activité : fabrication de vélos électriques et de speed bikes haut de gamme
Création : 2014
Effectif : 10 salariés
Web : https://coleen-france.com
[INTERVIEW] NOS VÉLOS ÉLECTRIQUES INCARNENT LE LUXE À LA FRANÇAISE
BERVILY Elodie 22 septembre, 2021
Partager ce poste
Archiver