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La guerre au Moyen-Orient qui a démarré à la toute fin du mois de février aura, quelle que soit son issue et sa durée, des conséquences sur l’économie française. Dans sa dernière note de cadrage, l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) estime que la hausse des prix des hydrocarbures causée par ce conflit amputerait la croissance de 0,2 point en 2026, ramenant ainsi la prévision à +0,8 %. Sur 2027, la perte serait plus réduite (-0,1 point), la hausse attendue du PIB passant de +1,1 % à 1 %.
Cette estimation se base sur un retour au calme dans la région, marqué par une baisse rapide du prix du baril de pétrole à 91 $, suivi d’un repli plus progressif vers les 70 $. Les tarifs du gaz suivant la même tendance. Au final, dans ce scénario dit « central », la crise énergétique générée par ce conflit pourrait se traduire par un supplément d’inflation de 0,6 point en 2026 (+1,8 %).
En revanche, en cas de poursuite du conflit et un maintien d’un niveau élevé des prix de l’énergie (prix du baril allant jusqu’à 150 $ sans jamais descendre sous les 100 $), l’impact sur le PIB serait de -0,5 point en 2026 et de -0,8 point en 2027. Ce qui abaisserait les prévisions de croissance à 0,4 % en 2027 et à 0 % en 2027. « Dans un tel scénario, le risque de récession pour l’économie française serait très élevé », alerte l’OFCE.
Un repli du pouvoir d’achat
En raison de la hausse de l’inflation et d’un salaire moyen par tête qui n’évolue pas (0 % en 2026, après +1 % en 2025), le pouvoir d’achat des Français (par unité de consommation), dans le scénario central de l’OFCE, pourrait reculer de 0,7 % en 2026. Une première depuis 2022 et le plus fort décrochage enregistré depuis 2013. En réaction, les Français devraient réduire leur effort d’épargne le faisant passer de 17,9 % de leur revenu brut disponible en 2025 à 17,6 % en 2026.
En 2027, le pouvoir d’achat par unité de consommation se stabiliserait (+0,1 %) grâce au reflux de l’inflation.
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