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Un décrochage généralisé, mais des métiers inégalement touchés
La note de conjoncture de la Fédération Régionale des Travaux Publics (FRTP) Île-de-France dresse un constat alarmant : la dégradation de l’activité amorcée en 2025 (-3,5 %) devrait accélérer en 2026 (-5,1 %), puis en 2027 (-10,1 %). Cette année, le nombre d’appels d’offres a chuté de 26 % sur l’ensemble du secteur et de 32 % pour le seul bloc communal. La FRTP Île-de-France s’inquiète désormais des discussions budgétaires en cours, qui font peser un risque supplémentaire sur les dispositifs de soutien aux collectivités locales, tels que la dotation globale de fonctionnement (DGF) et le fonds de compensation pour la taxe sur la valeur ajoutée (FCTVA).
Selon la fédération, tous les métiers ne sont pas logés à la même enseigne. Les travaux routiers, qui pèsent un quart de l’activité francilienne, pourraient reculer de 20 % en 2026 – avec des écarts allant de -10 % dans les Yvelines à -30 % à Paris intramuros – puis à nouveau de 20 % en 2027. À l’inverse, les électriciens devraient tirer leur épingle du jeu, avec une croissance de 10 % attendue en 2026, avant une progression plus mesurée en 2027, de l’ordre de 3 %. De leur côté, le génie civil et le terrassement afficheraient une trajectoire en dents de scie, passant de -10 % en 2025, à +5 % en 2026, puis à -5 % en 2027.
Carnets de commandes en berne, défaillances en hausse
L’enquête sur le moral des chefs d’entreprise à l’issue du 2e trimestre 2026 traduit cette fragilité : leur solde d’opinion a chuté de 60 points, et celui portant sur les carnets de commandes s’est effondré de 80 points. Dans les faits, le carnet de commandes moyen est tombé à 6,9 mois, contre 9 mois durant les 3 précédents trimestres. Il s’établit même à 5,1 mois hors génie civil, contre 7,2 mois lors du dernier trimestre.
Cette dégradation de l’activité se répercute sur la santé financière des structures. Depuis le printemps 2026, les défaillances sur 12 mois glissants dépassent les 30 entreprises, et les effectifs concernés sont passés de 135 salariés en février à 350 en juillet, signe que des entreprises de taille plus importantes sont désormais touchées.
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