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L’AUTOMOBILE ENTRE CONTRAINTES BUDGÉTAIRES ET TRANSITION ÉLECTRIQUE

Alors que l’automobile reste un symbole fort d’identité nationale et industrielle, les arbitrages des ménages français se rationalisent face à la hausse des coûts selon l’Observatoire Cetelem de l’Automobile 2027.
9 octobre 2026 par
L’AUTOMOBILE ENTRE CONTRAINTES BUDGÉTAIRES ET TRANSITION ÉLECTRIQUE
Jugurtha BEGRICHE

Crédit photo: JeanLuc Ichard - stock.adobe.com

Le prix, critère majeur de choix

Le dernier Observatoire Cetelem de l’Automobile, mené en juin 2026 auprès de 15 770 automobilistes dans 13 pays, dont 3 151 en France, dessine le portrait d’un marché sous tension. Il établit une hiérarchie sans ambiguïté : le prix s’impose comme le premier critère de choix à l’achat d’un véhicule pour 50 % des Français, loin devant la fiabilité (30 %), la sécurité (26 %), le coût d’utilisation (20 %) et la marque (19 %). La pression budgétaire qui pèse sur les ménages se traduit en actes : 71 % des Français ont déjà renoncé à une marque pour des raisons tarifaires et 52 % ont réduit leurs trajets non essentiels face au coût élevé des carburants sur les 6 derniers mois.

Paradoxalement, cette logique économique n’efface pas un certain attachement national : 48 % des automobilistes déclarent préférer une marque française, et face à 2 véhicules neufs équivalents, les choix sont partagés à parts égales entre l’option nationale plus chère et l’option étrangère moins coûteuse. Le patriotisme économique existe donc, mais il tend à céder dès que l’écart de prix devient significatif.

L’électrique s’impose de plus en plus

Autre enseignement majeur de l’enquête : la transition vers les motorisations électriques et hybrides progresse plus vite que prévu. 60 % des automobilistes français envisagent désormais d’acheter un véhicule électrique ou hybride. Une dynamique confirmée par les immatriculations : la part des modèles 100 % électriques dans les ventes de voitures neuves est passée de 20 % en 2025 à 30 % sur les 8 premiers mois de 2026.

Selon Flavien Neuvy, Directeur de l’Observatoire Cetelem : « la transition vers l’électrique ne se résume plus à un enjeu environnemental : elle devient également une réponse aux nouvelles contraintes économiques liées à l’usage de l’automobile. Le contexte géopolitique et la flambée des prix des carburants ont ainsi accéléré d’au moins 2 ans à la transition énergétique : sans eux, il aurait certainement fallu attendre fin 2028 au plus tôt pour atteindre ce seuil des 30 % ».

Copyright: Les Echos Publishing

Pour aller plus loin, découvrez notre étude "Mobilité électrique : prolonger le boom".

L’AUTOMOBILE ENTRE CONTRAINTES BUDGÉTAIRES ET TRANSITION ÉLECTRIQUE
Jugurtha BEGRICHE 9 octobre 2026
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