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Dans une conjoncture mondiale marquée par les tensions géopolitiques, l’Europe a subi de plein fouet le recul des investissements internationaux. Selon le dernier baromètre EY, en 2025, les projets d’investissements directs étrangers (IDE) y ont diminué de 7 %, faisant du Vieux continent la région la plus délaissée. Pour autant, plus de 5 000 décisions d’investissement ont été recensées dans 47 pays européens.
La bonne résistance française
Dans ce contexte tendu, la France a fait preuve d’une remarquable résistance. Avec 852 projets recensés en 2025, elle a conservé pour la 7e année consécutive sa place de première destination européenne pour les investissements étrangers, devant le Royaume-Uni (730 projets) et l’Allemagne (548).
Sur le front de l’emploi, la performance française apparaît également plus solide que celle de ses voisins. Les IDE ont permis de générer 28 000 emplois en 2025. Un chiffre en baisse de seulement 4 % sur un an, bien loin des -25 % enregistrés à l’échelle européenne.
Cette résistance repose, en partie, sur le dynamisme de plusieurs secteurs stratégiques dans lesquels la France confirme son positionnement comme l’intelligence artificielle, les énergies bas-carbone, la défense ou encore la logistique. À lui seul, ce dernier secteur est à l’origine de la création de la moitié des emplois alors qu’il ne représente que 5 % des projets d’investissements.
Une attractivité fragile
Ce leadership ne doit toutefois pas masquer une dégradation sensible de la dynamique française. En 2025, le nombre de projets annoncés dans l’Hexagone a reculé de 17 % par rapport à 2024. Une baisse plus marquée que chez ses concurrents européens.
Les signaux les plus préoccupants viennent de l’industrie et de l’innovation. Le nombre d’usines implantées ou agrandies est tombé à 354 en 2025, en baisse de 15 % sur un an. Plus alarmant encore, les projets de centres de recherche et développement ont chuté de 47 %.
Les secteurs industriels les plus touchés sont les secteurs « historiques » tels que l’automobile, la chimie, la plasturgie ou encore la métallurgie.
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