ALCATEL : LES RESULTATS EN FORTE CHUTE
27 juillet, 2002 par
ALCATEL : LES RESULTATS EN FORTE CHUTE
Les Echos Etudes


En 2001, l’EBE a été divisé par plus de trois suite à la cession de la divisions Nexans et au recul des ventes consécutif à l’effondrement des commandes des opérateurs. Ainsi, Alcatel enregistre des pertes opérationnelles de 361 MEUR que nous détaillons dans notre étude de marché. Si le chiffre d’affaires devrait continuer de diminuer, l’objectif du groupe est de rétablir un résultat d’exploitation positif en 2002, ce qui explique la volonté d’Alcatel d’abaisser le point mort à 5 milliards d’euros de chiffre d’affaires par trimestre. Le résultat avant impôts est fortement négatif, notamment en raison d’une croissance des frais financiers liée à une provision de 1,2 milliard d’euros destinée principalement à couvrir les investissements financiers. Toutefois, ce sont les charges exceptionnelles qui ont le plus pesé sur les résultats du groupe. Alcatel enregistre ainsi une perte nette record de
4 963 MEUR. L’ampleur des éléments exceptionnels s’explique d’une part, par les coûts de restructuration (2 124 MEUR en 2001) consécutifs aux plans de réduction d’effectifs et à la politique d’externalisation. La suppression des 10 000 postes annoncée en Europe dans les divisions Optique et Réseaux a coûté à elle seule 1,2 milliard d’euros. D’autre part, le groupe a été contraint d’enregistrer des dotations aux amortissements du goodwill d’un montant exceptionnel (de l’ordre de 1,9 milliard d’euros), suite à la perte de valeur des sociétés américaines acquises en 2000 (Xylan, Packet Engines, Assured Access, Internet Devices). Il en résulte un taux de marge nette négatif pour la première fois sur la période : il atteint un montant record de – 19,6 %. Après les efforts consentis en 2000, le groupe enregistre une chute 6,9 points de sa rentabilité économique en raison du recul de son près de 70 % de l’EBE. L’ampleur de cette baisse est en outre limitée par la diminution des capitaux investis (– 4,1 milliards d’euros) liée aux cessions réalisées et à la baisse du besoin en fonds de roulement. La rentabilité financière s’effondre sous l’effet de la perte nette dégagée, alors que les fonds propres diminuent sensiblement (– 5,4 milliards d’euros). Toutefois, le faible niveau de ces taux de rentabilité est à nuancer du fait des difficultés rencontrées par l’ensemble des acteurs du secteur, ces derniers présentant pour la plupart (Nortel, Lucent…) des taux de rentabilité inférieurs à ceux d’Alcatel. 

ALCATEL : LES RESULTATS EN FORTE CHUTE
Les Echos Etudes 27 juillet, 2002
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