2021, UN EXCELLENT CRU POUR LES PHARMACIES D'OFFICINE
Tout segment de produits confondus, le chiffre d'affaires réalisé par le circuit officinal a progressé de plus de 6,5 % par rapport à 2020. Une belle dynamique tirée par les médicaments et les dispositifs médicaux.
19 janvier, 2022 par
2021, UN EXCELLENT CRU POUR LES PHARMACIES D'OFFICINE
LES ECHOS ETUDES


Après une année 2020 au cours de laquelle le réseau avait plutôt bien résisté à la crise, l’activité des pharmacies a fait un bond en 2021, portée par la reprise des consultations médicales, les dynamiques toujours fortes sur le « hors monopole » et les services de lutte contre l’épidémie de Covid-19. L’année dernière, les ventes de vaccins, la vaccination ainsi que les tests de dépistage ont apporté aux pharmaciens un peu plus de 2 Md€ de chiffre d’affaires (1,9 Md€ au titre des tests et 110 M€ pour les vaccins). Ce qui représente environ 5 % du CA total réalisé par les officines, estimé à 40,6 Md€ par Gers Data. Si l’on exclut ces services, le CA s’est élevé à 38,5 Md€ (1), réalisé à plus de 70 % grâce aux médicaments remboursables. La dispensation de ces derniers, cœur de métier des pharmaciens, a été soutenue par le retour des patients dans les cabinets médicaux (les consultations auprès des MG ont augmenté de 4 % après avoir chuté de 5 % en 2020), la croissance toujours forte des prescriptions d’origine hospitalière (+13 %) et des médicaments de spécialité (en particulier les anticancéreux, l’anticoagulant Eliquis® de BMS et le traitement contre la DMLA de Bayer Healthcare, Eylea®). Au global, les ventes de médicaments remboursables ont progressé de 6,7 % par rapport à 2020.
Autre segment en forte croissance, celui des médicaments non remboursables, qui ont retrouvé le chemin de la croissance (+9,6 %) après une année 2020 catastrophique
(-10 %). Un rebond en grande partie lié aux médicaments indiqués dans le traitement des pathologies hivernales (douleurs, fièvre, toux, mal de gorge…). Autre moteur significatif de l’activité : les dispositifs médicaux, dont les ventes ont augmenté de 7,5 %, à plus de 4,5 Md€, grâce aux produits de contention et d’orthopédie.

Le « hors monopole » toujours en bonne santé
À l’exception des produits vétérinaires (-16 %), tous les autres segments de marché ne relevant pas du monopole officinal ont enregistré de belles performances, en particulier les compléments alimentaires et les produits de nutrition, qui ont bondi de plus de 9 %, à près de 1,5 Md€. Sur ces segments ainsi que sur celui des médicaments « conseil »,
on relève l’attractivité des promesses « tonus/vitalité », « sommeil » et
« immunité/défenses naturelles », boostées par le contexte épidémique.
Côté hygiène et dermocosmétique, là encore, l’activité est au beau fixe, avec une hausse de 5 % des ventes par rapport à 2020 (hors gel hydroalcoolique). Un segment qui profite notamment de l’attrait des consommateurs pour les produits « bio ». L’offre continue de se développer en pharmacie (+8 % en valeur en 2021) et son poids commence à devenir significatif sur les segments de marché concernés (soins du visage et du corps, aromathérapie, produits nutritionnels…).

En synthèse, les données chiffrées et l’analyse partagées par Gers Data pour l’année 2021 confirment les fondamentaux actuels et futurs de l’économie officinale : une dépendance toujours très forte à l’égard de la prescription et du remboursable, la nécessité de développer le « hors monopole », véritable relais de croissance, et l’investissement payant dans les services aux patients. L’enjeu pour les pharmaciens est de continuer à exploiter les synergies entre ces trois piliers de l’économie officinale.

Pour aller plus loin, découvrez notre étude sur les nouveaux modèles de la pharmacie d'officine. 


(1) Données de sell-out, ventes exprimées en PPTTC.
2021, UN EXCELLENT CRU POUR LES PHARMACIES D'OFFICINE
LES ECHOS ETUDES 19 janvier, 2022
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