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VERS UN RETOUR DE L’AUTOPARTAGE EN ÎLE-DE-FRANCE

À l’occasion de la cérémonie des vœux d’Île-de-France Mobilités, Valérie Pécresse a annoncé un projet de service de véhicules en autopartage en 2027.
19 janvier 2026 par
VERS UN RETOUR DE L’AUTOPARTAGE EN ÎLE-DE-FRANCE
Jugurtha BEGRICHE

Crédit photo : C Bradley

Huit ans après la fin du service Autolib’, Île-de-France Mobilités (IDFM) prévoit de relancer un service d’autopartage d’ici 2027. Valérie Pécresse, présidente de la Région Île-de-France et d’IDFM, a annoncé le lancement d’un appel d’offres fin 2026 pour ce service. La particularité de ce nouveau système réside dans son fonctionnement « en boucle », où les véhicules seront retirés et restitués au même endroit, une méthode jugée plus simple à gérer que le « free floating », selon lequel l’usager peut prendre et retourner le véhicule n’importe où au sein d’une zone définie, sans places réservées ni stations.

La première phase prévoit le déploiement de 500 voitures en 2027, avec l’ambition d’atteindre 5 000 véhicules à terme, incluant diverses catégories comme les utilitaires, les citadines et les véhicules intermédiaires. Les emplacements des futures stations seront définis en concertation avec les élus franciliens en 2026.

L’objectif de ce projet est double : inciter les Franciliens à réduire l’usage de la voiture individuelle, notamment pour les déplacements occasionnels, et à se passer de l’achat d’un ou plusieurs véhicules personnels pour permettre la mobilité à l’ensemble des membres de leur famille.

Les défis et enseignements des expériences passées

Ce projet intervient après plusieurs tentatives infructueuses d’acteurs privés suite à la disparition d’Autolib’. Des entreprises comme Zity (Renault) et Free2Move avaient tenté de s’implanter sur le marché parisien, mais la plupart ont dû cesser leurs activités faute de rentabilité suffisante et en raison de frais d’entretien excessifs. L’échec retentissant d’Autolib’, qui avait pourtant déployé 4 000 voitures électriques et 1 100 stations de recharge dans une centaine de communes, a mis en lumière les difficultés économiques inhérentes à ce type de service. Autolib’ avait souffert d’un nombre d’abonnés inférieur aux prévisions et d’une utilisation quotidienne des véhicules insuffisante, d’autant plus que l’essor des VTC avait offert une alternative à la voiture personnelle. Malgré ces précédents, IDFM est déterminé à réussir ce nouveau projet, bien que la formule de l’autopartage reste financièrement complexe à équilibrer.

Copyright : Les Echos Publishing

Pour aller plus loin, découvrez notre étude "Mobilité électrique : prolonger le boom".

VERS UN RETOUR DE L’AUTOPARTAGE EN ÎLE-DE-FRANCE
Jugurtha BEGRICHE 19 janvier 2026
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