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VERS UN BON DE L'AERIEN CET ETE

La demande en forte hausse pour cet été va permettre de dépasser le niveau de trafic en 2019. Mais l'offre peine à suivre. En Europe, les difficultés liées au contrôle aérien pourraient également freiner le trafic.
4 juillet 2024 par
VERS UN BON DE L'AERIEN CET ETE
MEZIANI Hélène

Crédit photo :  Florence Piot

Selon les chiffres de l’Association internationale du transport aérien (IATA), le trafic de l’aérien, exprimé en passagers.kilomètres payants (RPK), a bondi de 10,7 % dans le monde en mai 2024 par rapport à l’année précédente, dépassant même le niveau atteint pré-Covid en 2019. Un bond particulièrement notable car le niveau de mai 2023 était déjà élevé, à moins de 4 % en-dessous de celui de 2019. Sur l’ensemble de l’année, l’IATA prévoit que 5 milliards de trajets seront effectués, contre 4,54 milliards en 2019. En particulier, le trafic des liaisons internationales a augmenté de 14,6 % par rapport à 2023, contre 4,7 % pour les trajets intérieurs. Par ailleurs, les ventes de billets cet été ont progressé de près de 6 % en mai.

Une bonne nouvelle, donc, pour les compagnies aériennes, sauf que celles-ci peinent à suivre en termes de capacités. Retards de livraison, difficultés d’approvisionnement en avion, manque de main d’œuvre… : les capacités des compagnies aériennes n’ont augmenté en mai que de 8,5 % par rapport à 2023, soit 2 points de moins que la hausse de la demande. En conséquence, le taux de remplissage est en hausse à 83,4 %.

Autre frein potentiel : les difficultés du contrôle aérien en Europe et, dans une moindre mesure aux États-Unis, risquent de perturber le trafic, notamment cet été.

Copyright : Les Echos Publishing

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MEZIANI Hélène 4 juillet 2024
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