UNE SAISON HIVERNALE DÉSASTREUSE POUR L’ÉCONOMIE DE LA MONTAGNE
16 mars, 2021 par
UNE SAISON HIVERNALE DÉSASTREUSE POUR L’ÉCONOMIE DE LA MONTAGNE
DESCLOS Cécile


Largement dépendante du ski alpin, la saison hivernale paie un lourd tribut avec la fermeture des remontées mécaniques.

Sans surprise, le bilan de la saison hivernale est catastrophique pour les professionnels de la montagne, la fréquentation des stations de ski ayant été lourdement impactée par la poursuite de la fermeture des remontées mécaniques pendant les vacances de février. Rappelons que la période des vacances d’hiver est clé pour les stations de ski, celle-ci pesant habituellement pour 35 % du chiffre d’affaires de l’année, contre 13 % pour Noël et 12 % pour l’avant-saison (janvier). Selon les premières données du cabinet G2A pour l’Association nationale des maires des stations de montagne (ANMSM), la fréquentation a chuté de 48 % par rapport à l’année précédente pendant les vacances de février pour tomber à 33 %.

Toutefois, des disparités existent entre les stations selon leur taille et les massifs. Côté taille, les grosses stations d’altitude fortement dépendantes du ski alpin et de la clientèle étrangère paient le plus lourd tribut avec un taux de fréquentation de 26 %, en recul de près de 60 %. De leur côté, les stations de moyenne montagne ont mieux résisté. Le cabinet G2A estime que la chute de leur taux d’occupation a été inférieure de 20 points à celle des grosses stations. En février, en Savoie et Haute-Savoie, 46 % des lits de tourisme étaient ainsi occupés en stations village, contre 83 % l’année dernière. Dans les stations d’altitude, seulement 23 % des lits étaient occupés, contre 85 % un an plus tôt. Côté massifs, le cabinet Protourisme indique que les massifs du Jura, des Vosges, certaines vallées des Pyrénées et du Sency (Auvergne) s’en sont plutôt bien sorties. Au global, le manque à gagner est colossal pour l’économie de la montagne amputée des recettes issues du ski alpin et de la restauration et d’une forte chute de la fréquentation. Le cabinet Protourisme évalue ce manque à gagner à 8 milliards sur les 11 générés habituellement chaque hiver.

UNE SAISON HIVERNALE DÉSASTREUSE POUR L’ÉCONOMIE DE LA MONTAGNE
DESCLOS Cécile 16 mars, 2021
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