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En 2025, les salaires perçus par les salariés du secteur privé, en équivalent temps plein (EQTP), ont augmenté de 1,5 % en euros constants (inflation déduite), selon l’Insee. Cette hausse fait suite à une augmentation de 0,8 % des salaires constatée en 2024, toujours en euros constants. Elle a permis « au pouvoir d’achat du salaire net moyen de dépasser son niveau de 2019 pour la première fois depuis la sortie de la crise du Covid », précise l’Insee, en rappelant que cette hausse du pouvoir d’achat restait, sur la période 2019-2025, avec une croissance annuelle moyenne de 0,2 %, trois fois inférieure à celle enregistrée entre 1996 et 2019 (+0,6 % par an).
Les hauts salaires favorisés
Si tous les niveaux de salaires bénéficient d’une augmentation en 2025, cette dernière est bien plus forte dans le haut de l’échelle salariale. On note ainsi une augmentation de 1,6 % au seuil des 10 % des salaires les plus élevés (9e décile) de la distribution, contre seulement 1,0 % pour le premier décile. « La hausse est encore plus marquée pour les très hauts salaires, atteignant +2,2 % au 99e centile », ajoutent les auteurs de l’étude.
Par ailleurs, l’Insee souligne qu’un tiers de la hausse du salaire net moyen global (+0,5 point sur +1,5 %) s’explique par des effets de structure, notamment par la progression de la part des cadres au détriment des catégories socioprofessionnelles moins bien rémunérées. Un effet de structure « particulièrement marqué dans la construction, où le salaire net moyen en EQTP augmente ainsi plus fortement en euros constants (+2,3 %) que dans l’industrie (+1,5 %) et dans le tertiaire (+1,5 %) », rappelle l’étude.
Écart de salaire femmes-hommes
En 2025, les femmes gagnent en moyenne 12,8 % de moins que les hommes en EQTP. En revanche, on note que leur salaire moyen progresse de 1,7 % en euros constants contre 1,4 % pour celui des hommes. Un différentiel qui souligne que si les différences salariales entre les femmes et les hommes persistent, elles tendent à se réduire ces dernières années. Mais les efforts de correction doivent se poursuivre : si les femmes représentent 42 % de l’ensemble des salariés du privé, elles ne comptent que pour 24,7 % des 1 % des salariés les mieux rémunérés.
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