Crédit photo: DR
Le géant américain Uber et la start-up britannique Wayve ont déployé le 3 septembre un premier service de robotaxis à Londres. Ce lancement concerne, pour le moment, 15 véhicules électriques Ford Mustang Mach-E circulant avec un opérateur de sécurité au volant, prêt à reprendre la main en cas de besoin. Wayve évoque « des milliers de trajets par semaine » à terme dans toute la capitale, à l’exception des aéroports, avec un prix identique à celui d’une course Uber classique.
Une course aux robotaxis qui s’accélère en Europe
Avec ce service, Uber remporte une victoire décisive dans la bataille des robotaxis à Londres. Il devance ainsi l’Américain Waymo (filiale d’Alphabet), qui travaille sur le lancement de taxis « sans personne derrière le volant » d’ici la fin de l’année, sous réserve de l’obtention des autorisations gouvernementales requises. Il supplante également le chinois Baidu, qui teste actuellement ses véhicules dans la capitale britannique et vise un déploiement courant 2027 (en partenariat avec Lyft).
Pour l’instant, aucun opérateur n’a engagé de procédure d’homologation de véhicules entièrement autonomes auprès du régulateur londonien des transports (TfL), qui prépare des lignes directrices sur le sujet. Londres devient ainsi la deuxième ville européenne à accueillir un tel service, après Zagreb en Croatie, où des véhicules accessibles via Uber circulent déjà avec un humain à bord.
Une stratégie mondiale en plusieurs étapes
Pour Wayve, Londres constitue le « premier marché de lancement grand public », avant un déploiement prévu à Tokyo, puis dans une dizaine d’autres villes, toujours en partenariat avec Uber. La concurrence reste vive, notamment aux États-Unis où Waymo opère déjà avec 4 000 véhicules autonomes dans 14 villes, et en Chine où le secteur est en plein essor. En Europe, Uber et Waymo ont tous deux annoncé des projets de lancement à Munich, signe que la bataille des robotaxis ne fait que commencer.
Copyright: Les Echos Publishing
Pour aller plus loin, découvrez notre étude "Véhicules autonomes : du mirage à la réalité".