QUE D’EAU ! QUE D’EAU !
20 juin, 2016 par
QUE D’EAU ! QUE D’EAU !
Les Echos Etudes


Si les crues de ces derniers jours ont massivement bouleversé les transports, certains groupes ont imaginé des solutions originales et efficaces pour proposer des offres alternatives.

Du 25 mai au 5 juin dernier, les intenses précipitations qui ont touché la moitié nord de la France ont provoqué le débordement de nombreux cours d’eau, notamment dans les bassins de la Loire et de la Seine. Les dégâts matériels, estimés à plus d’un milliard d’euros, sont considérables, et il faut rajouter à cela les pertes d’exploitation des entreprises. À ce titre, les entreprises du ferroviaire et du routier ont été durement touché. Mais paradoxalement, certains acteurs du fluvial ont sû tirer leur épingle du jeu. Retour sur ces quelques jours qui ont bouleversé le monde du transport.

Le rail très touché

Face aux inondations, le rail est comme toujours en première ligne. Au plus fort des intempéries, l’équivalent de trois piscines olympiques ont, par exemple, été pompées toutes les heures entre les stations Javel et Austerlitz des transports souterrains parisiens. Et malgré ces moyens considérables, il restait encore jusqu’à 60 centimètres d’eau au-dessus des rails de certaines gares, du jamais vu ! Aux dégâts enregistrés sur les réseaux ferrés, il faut ajouter ceux des métros et RER dont 20 % n’auraient pas réussi à échapper à ce déluge. À la veille de l’ouverture de l’Euro de football, le retour à la normale risque bien de se faire attendre pour les supporters franciliens.

Les acteurs du fluvial trouvent des solutions

Dans ce contexte, la route n’est pas en reste avec la fermeture du Duplex sur l’A86 ou les coupures de section de l’A10, piégeant plus de 5 000 automobilistes et poids lourds. Mais si la pagaille régnait sur les terres inondées, un grand acteur du transport fluvial, a fait preuve d’imagination pour transformer une catastrophe climatique en relais de croissance.

En effet, la plupart des transporteurs ont vu une partie significative de leur activité stopper net. A contrario, le groupe Sodexo, exploitant de 65 % de la navigation touristique sur la Seine, a réussi à contourner les crues en transférant 60 % de sa clientèle sur ses autres sites : Pré Catelan, Lido, etc. Concrètement, le groupe a proposé aux touristes ne pouvant plus visiter Paris en péniche de se rendre dans un autre lieu touristique détenu par la filière Sports et Loisirs de Sodexo. De plus, une grande partie des personnels travaillant sur les activités de tourisme fluvial a été redéployée à Roland-Garros, pour épauler leurs collègues de la Porte d’Auteuil et faire face aux près de 10 000 couverts servis chaque jour par les enseignes du groupe. Ainsi, même dans le transport, en cas de crues, des solutions existent.

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Les Echos Etudes 20 juin, 2016
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