Crédit photo : ltyuan
Selon le Baromètre de l’évolution des prix des véhicules neufs en France, réalisé par l’Institut Mobilités en Transition (IMT) en partenariat avec C-Ways, le prix moyen d’un véhicule particulier neuf a progressé de 29 % en 6 ans, passant de 26 900 € en 2019 à 34 600 € en 2025. Il surpasse ainsi à la fois l’inflation (+19 %) et la hausse du niveau de vie moyen (+23 %). Dans le même temps, les immatriculations ont chuté de 26 %, pour tomber à 1,63 million d’unités.
2025 brise cette mécanique. Pour la première fois depuis 2019, 3 facteurs convergent simultanément : le recul du poids des véhicules hybrides rechargeables (PHEV) dans les ventes – pénalisés par leur assujettissement au malus masse et la réforme des avantages en nature –, une légère contraction de la part des véhicules des segments supérieurs (D-E-F), et une baisse des prix à segment et motorisation constants de la part de certains constructeurs. Ces derniers ont, en effet, opté pour une compression de leurs marges unitaires afin d’accroître leurs ventes en volume.
Un marché à deux vitesses
Si le signal prix est encourageant, il reste insuffisant pour relancer les ventes aux particuliers, en recul de 27 % depuis 2019 – soit le double de la moyenne européenne (-14 %).
La structure des acheteurs révèle une fracture profonde. La part des 40 % des ménages les plus modestes dans les achats de véhicules neufs est passée de 24 % à 15 % entre 2019 et 2024, tandis que celle des 10 % les plus aisés progressait de 22 % à 30 %. Les dispositifs d’aide à l’achat (bonus, prime à la conversion, leasing social) ont partiellement contenu cette évolution. En 2024, l’aide moyenne par véhicule électrique neuf acheté par les 50 % des ménages les plus modestes atteignait 11 000 €, soit le double de celle perçue par la moitié la plus aisée.
Le Made in France perce dans l’électrique
Sur le plan industriel, 77 % des véhicules particuliers neufs vendus dans l’Hexagone ont été fabriqués dans l’Union européenne – un ratio qui se maintient grâce à l’éco-score (score environnemental) et aux dispositifs fiscaux associés. Le Made in France, lui, progresse dans l’électrique (27 % des modèles commercialisés ont été produits sur le territoire national), mais il recule dans le thermique (11 %).
Copyright : Les Echos Publishing
Pour aller plus loin, découvrez notre étude "Mobilité électrique : prolonger le boom".