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Présenté jeudi 1er octobre à Bercy, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2027 fait du médicament son principal gisement d’économies. La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a indiqué que ce poste concentrerait, à lui seul, 3 Md€ d’effort, entre baisses de prix et contribution supplémentaire. Dans le détail, 1,3 Md€ proviendraient des baisses des prix, un montant inférieur de 100 M€ à celui retenu pour 2026. S’y ajoutent 1,7 Md€ liés à la taxe instaurée l’an dernier en remplacement de la clause de sauvegarde.
Un double objectif budgétaire et sanitaire
Le gouvernement présente cette orientation comme un levier de réduction du déficit global de la Sécurité sociale. Elle doit aussi permettre d’absorber la montée en puissance des médicaments innovants, dont le coût total est évalué à 16 Md€ en 2027 par le ministère. Sont mentionnés les immunothérapies, les thérapies géniques ainsi que les traitements destinés aux maladies rares et aux cancers.
Une révision plus régulière du remboursement
L’Exécutif prévoit également une réforme de la prise en charge des médicaments. Le dispositif annoncé repose sur une révision annuelle de certains produits par la Haute Autorité de santé (HAS), dans le cadre d’une « règle d’or » évoquée par le gouvernement. La HAS pourrait désormais se prononcer sur l’opportunité de maintenir le remboursement de certains médicaments. Selon l’Exécutif, cette évolution doit s’appuyer sur une évaluation scientifique afin de hiérarchiser les remboursements.
Un objectif ambitieux, une adoption incertaine
Plus globalement, l’objectif affiché par ce PLFSS est de réduire de presque moitié le déficit du régime général, qui doit passer de 21,8 Md€ fin 2026 à une fourchette comprise entre 12 et 13 Md€ l’année suivante. Pour parvenir à ce résultat, l’Exécutif a multiplié les annonces de mesures d’économies au cours des dernières semaines : transfert de dépenses vers les assureurs complémentaires, relèvement des plafonds des franchises médicales et des participations forfaitaires des patients, gel du barème des allègements de charges patronales… Malgré l’ampleur de ces mesures, le sort du texte demeure incertain, le gouvernement ne disposant pas de majorité à l’Assemblée nationale pour en garantir l’adoption dans les mois à venir.
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