MARCHE DU TRAVAIL : L'OCDE S'INQUIETE POUR LES PLUS JEUNES
Le redémarrage de l'emploi après la crise sanitaire n'a pas bénéficié à tous les secteurs. Ceux dans lesquels de nombreux jeunes sont employés restent encore pénalisés.
14 septembre, 2022 par
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LES ECHOS ETUDES


Dans les pays de l’OCDE, 57 millions d’emplois ont été perdus en raison de la pandémie de Covid-19 et 66 millions créés depuis le début de la reprise post-Covid. Un solde positif qui pourrait laisser penser que la situation de l’emploi est plus favorable qu’elle ne l’était avant la crise sanitaire. Or, rappelle l’OCDE dans sa dernière étude sur les perspectives de l’emploi, la situation doit être nuancée.

Certains secteurs restent à la peine
La reprise a incontestablement profité à certaines professions. L’emploi dans les métiers de l’information et de la communication a ainsi progressé de 17 % entre le 1er trimestre 2019 et le 1er trimestre 2022 dans les pays de l’OCDE. Les métiers de la gestion de l’eau et des déchets affichent également une hausse de +12 % et les activités d’ingénierie de 8 %. En revanche, note l’OCDE, les « secteurs peu rémunérateurs » dans lesquels les jeunes sont surreprésentés n’ont pas retrouvé le niveau d’emploi d’avant-crise. C’est le cas, notamment, des activités d’hébergement et de restauration (-9 %), d’art, spectacles et loisirs (-4 %) ou encore de transport et de stockage (-3 %).

En France, si « la situation des jeunes sur le marché du travail s’est nettement améliorée, avec une hausse de 4 points de leur taux d’emploi, couplée à une baisse des inactifs jeunes et demandeurs d’emploi de respectivement 2,2 et 1,8 points de pourcentage au 4e trimestre 2021 par rapport au 4e trimestre 2019 », le taux d’emploi reste plus faible que la moyenne de l’OCDE, insistent les auteurs de l’étude.

Une baisse des salaires réels
Mais les jeunes en emploi, souvent confrontés à des salaires bas en raison de leur manque d’expérience ou de qualification, se voient également pénalisés par la flambée d’inflation qui touche les pays de l’OCDE. L’organisation anticipe ainsi une diminution des salaires réels (et donc du pouvoir d’achat des jeunes salariés) plus ou moins importante en fonction des pays. La Grèce, pays le plus touché, pourrait voir le niveau des salaires réels fondre de 6,9 % en 2022, l’Espagne de 4,5 %, l’Italie de 3,1 % et le Royaume-Uni de 2,9 %. La France « en raison de taux d’inflation relativement contenus (résultant de mesures gouvernementales exceptionnelles pour atténuer l’effet de la hausse des prix de l’énergie) » devrait être relativement épargnée par la baisse des salaires réels.
MARCHE DU TRAVAIL : L'OCDE S'INQUIETE POUR LES PLUS JEUNES
LES ECHOS ETUDES 14 septembre, 2022
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