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À peine la deuxième canicule de l’année terminée, l’une des plus intenses jamais enregistrées en France, le gouvernement annonce un nouveau tour de vis sur les aides à la rénovation énergétique. Dès le 1er septembre, une partie importante des travaux jusqu’ici financés par MaPrimeRénov’ ne sera plus éligible.
Révélée par Le Parisien, cette évolution a été confirmée le 28 juin par le ministère du Logement auprès de l’AFP. Elle concerne les aides dites « par geste », qui financent des travaux réalisés de manière isolée, à la différence des rénovations d’ampleur, qui combinent plusieurs interventions afin d’améliorer significativement la performance énergétique d’un logement.
L’isolation parmi les principales victimes
Sortiront notamment du dispositif l’installation de poêles à bois et à granulés, les chauffe-eau et systèmes de chauffage solaires (à l’exception des territoires ultramarins), les pompes à chaleur dédiées à la seule production d’eau chaude sanitaire ainsi que les systèmes de ventilation. Les derniers travaux d’isolation encore soutenus, portant sur les toitures et les combles, ne seront plus non plus éligibles. Le remplacement des fenêtres cessera également d’être subventionné.
Le ministère assume « un choix de responsabilité : concentrer l’argent public sur les rénovations les plus efficaces ». Cette réorientation s’inscrit dans un contexte de fortes contraintes budgétaires, qui conduisent l’État à réduire ses dépenses publiques.
Colère des professionnels
Les aides « par geste » deviennent ainsi résiduelles au sein de MaPrimeRénov’. Restent principalement éligibles l’installation de pompes à chaleur air-eau et géothermiques assurant le chauffage et la production d’eau chaude sanitaire, le raccordement à un réseau de chaleur urbain, la réalisation d’un audit énergétique, la dépose d’une cuve à fioul ainsi que le recours à Mon Accompagnateur Rénov’.
Cette décision suscite une vive inquiétude parmi les professionnels du secteur. La Fédération française du bâtiment (FFB) dénonce « une décision incompréhensible et à contre-sens des ambitions environnementales affichées pour le secteur ». De son côté, la Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment (Capeb) évoque « un nouveau coup dur pour les ménages et les entreprises artisanales du bâtiment », regrettant une mesure annoncée au lendemain d’un épisode caniculaire historique qui souligne, selon elle, l’urgence d’accélérer la rénovation des logements.
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