LES CLINIQUES PRIVEES SONT-ELLES A BOUT DE SOUFFLE ?
13 décembre, 2017 par
LES CLINIQUES PRIVEES SONT-ELLES A BOUT DE SOUFFLE ?
BERVILY Elodie


Alors que les tarifs hospitaliers baissent et que l’échappatoire d’une augmentation des volumes est de plus en plus compromis, le maintien du niveau de chiffre d’affaires des cliniques privées devient problématique et de nouveaux leviers de croissance doivent être actionnés. Mais le développement d’activités non financées par l’assurance maladie ou les complémentaires santé s’avère complexe. Les activités annexes telles la prise en charge de patients étrangers payants ou la chirurgie esthétique demeurent, en effet, marginales. Néanmoins, la plupart des groupes de cliniques privées recherchent activement des marges de manœuvre dans cette direction en proposant aux patients le plus de prestations payantes possibles. La facturation de suppléments de confort pour l’ambulatoire, encore marginale dans le secteur public, est désormais généralisée dans le secteur privé. L’amélioration de la prestation hôtelière, avec l’idée que le patient retrouve en clinique, a minima, ce dont il dispose chez lui, à savoir un accès WiFi ou une offre de restauration et de collation plus qualitative, est un axe suivi par tous les grands opérateurs du secteur.

Vers une nouvelle offre de prise en charge

Plus globalement, c’est une nouvelle offre qui doit se mettre en place, faisant moins appel à l’hospitalisation et aux coûts de structure associés, et davantage à la prévention, à la télémédecine, aux nouvelles formes de prise en charge à domicile… Cela devra passer par un nouveau cadre tarifaire, notamment pour l’hospitalisation à domicile, la télémédecine et toutes les activités pour lesquelles la tarification à l’activité, actuellement en vigueur, est contre-productive. En tout état de cause, cela va imposer des réformes dans la structure de l’offre que seuls des groupes de taille importante auront les capacités de mener à bien, tant dans le secteur public que dans le secteur privé. Plus réactives que leurs concurrents publics et soumises, malgré tout, à moins de contraintes, les cliniques ont par le passé démontré des capacités d’adaptation importantes, notamment en développant fortement l’ambulatoire, le retour rapide à domicile après chirurgie ou les soins de suite et de réadaptation. Les cliniques privées devront ainsi, une fois encore, faire face à une nouvelle vague de restructurations qui ne laissera survivre que les plus performantes.

LES CLINIQUES PRIVEES SONT-ELLES A BOUT DE SOUFFLE ?
BERVILY Elodie 13 décembre, 2017
Partager ce poste
Archiver