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Dans la lignée de l’année 2025, le transport combiné, qui associe le train pour les longues distances et le camion pour les trajets de proximité, a continué en 2026 à attirer davantage de volume de la part des chargeurs. Le trafic a ainsi augmenté de 5,6 % en trains-kilomètres au 1er semestre 2026, tandis que les tonnes-kilomètres transportées progressaient de 2,4 %.
Cette dynamique repose notamment sur les échanges intérieurs, qui a compensé le recul des flux internationaux. Au-delà des préoccupations écologiques, la visibilité sur les coûts constitue un argument commercial fort auprès des chargeurs. Le Groupement national du transport combiné a, en effet, souligné auprès du quotidien Les Échos l’intérêt d’une tarification plus stable face aux incertitudes sur le prix du carburant routier.
En parallèle, même si l’offre s’est étoffée, l’essor du transport combiné se heurte encore à des contraintes matérielles, les capacités de chargement et de déchargement devenant un enjeu central. Dans un contexte politique incertain, certains acteurs s’inquiètent du maintien des investissements publics annoncés et donc de la concrétisation de certains projets. Le programme Ulysse Fret prévoit, par exemple, 4 Md€ d’investissements entre 2023 et 2032 avec pour objectif le doublement du trafic ferroviaire de marchandises. À l’international, les perturbations de l’axe franco-italien et des travaux sur le réseau allemand ont aussi freiné le trafic.
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