Le marché de la distribution belge se restructure suite aux acquisitions par les groupes européens
19 juillet, 2003 par
Le marché de la distribution belge se restructure suite aux acquisitions par les groupes européens
Les Echos Etudes


Une croissance de la consommation qui se distingue des cas néerlandais et allemand. Caractérisé par une faible progression de la consommation en 2001, les acteurs de la distribution belges ont profité d’un rebond des dépenses des ménages en 2002 qui tranche avec la stagnation des pays limitrophes. Favorisée par une diminution de l’impôt sur les personnes physiques et une moindre hausse du chômage, la demande intérieure devrait encore légèrement progresser en 2003 (dépenses des ménages en hausse de + 1,6 % par rapport au premier trimestre 2002 en glissement annuel) et 2004, accentuant le contraste avec l’Allemagne et les Pays-Bas. La Belgique présente d’importantes similarités avec les Pays-Bas : forte concentration, domination des supermarchés (bien que l’hyper y soit plus développé), leaders fortement internationalisés et mouvement de rationalisation qui se poursuit sous l’impulsion des groupes européens. En 2000, le français Carrefour prenait le contrôle de GB, filiale du groupe GIB. En 2002, le groupe y réalise un chiffre d’affaires de 4,9 MEUR (+ 5,1 % à taux de change constant), les hypermarchés représentant la plus forte contribution (48,5 %), devant les supermarchés (45 %) et les magasins de proximités (6,5 %). Ces derniers sont appelés à jouer un rôle croissant, comme en témoigne l’ouverture de 22 points de ventes
(Contatc GB et GB express) en 2002 (contre deux ouvertures de supermarchés GB Partner). En 2001, c’est l’allemand Metro qui s’implante sur le marché belge via
l’acquisition d’une autre filiale du groupe GIB. Cette montée en puissance des distributeurs européens s’explique notamment par le caractère moins stratégique du marché domestique pour les enseignes nationales comme Delhaize « Le lion ». Celui-ci continue de réaliser l’essentiel de son activité aux États-Unis (80 % de ses ventes), le marché belge ne représentant plus que 15 % de son chiffre d’affaires. Cette présence à l’international a fortement exposé le groupe au ralentissement de la
consommation américaine en 2002. Néanmoins, il convient de noter que le marché américain demeure plus dynamique que le marché belge (et néerlandais) : au vue des perspectives de reprise de la consommation (plus optimistes que les prévisions européennes), les groupes du Benelux comme Delhaize et Ahold pourraient retrouver une croissance supérieure à celle de leurs homologues européens.

Le marché de la distribution belge se restructure suite aux acquisitions par les groupes européens
Les Echos Etudes 19 juillet, 2003
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