LE BIM N’A PAS ENCORE TOTALEMENT CONVAINCU LES ACTEURS DU BTP
14 septembre, 2016 par
LE BIM N’A PAS ENCORE TOTALEMENT CONVAINCU LES ACTEURS DU BTP
Les Echos Etudes


La révolution tant annoncée de l’utilisation de la maquette numérique dans le bâtiment se fait attendre.

La question n’est plus, aujourd’hui, de savoir si le numérique va réellement impacter le secteur du BTP, mais quand ? Et visiblement ce n’est pas encore pour tout de suite au vu des résultats d’une enquête menée par le Plan Transition Numérique dans le Bâtiment (PTNB). L’observatoire montre, en effet, une utilisation encore très faible du BIM dans ce secteur. Rappelons que le BIM - pour Building Information Modeling - désigne une nouvelle méthode de travail visant à faire collaborer tous les métiers et corps d’état impliqués dans un projet de construction ou de rénovation autour d’une maquette numérique. Plus de qualité, pour moins de coûts et en moins de temps… voilà en quelques mots les promesses de cette révolution numérique. Et pourtant, seuls 11 % des professionnels du secteur déclarent l’utiliser régulièrement dans leur activité alors que 73 % ne l’utilisent jamais. Dans le détail, les architectes sont les plus en avance : un quart d’entre eux remettent une maquette numérique 3D dans plus de la moitié de leurs projets pour seulement 5 % des entreprises de la construction. Alors pourquoi une si faible pénétration ? La première des raisons est qu’elle est encore très peu demandée par les maîtres d’ouvrage. Seuls 12 % demandent une maquette numérique 3D dans plus de la moitié de leurs opérations et 50 % ne la demandent jamais !

Du côté des professionnels du BTP, le BIM n’a pas encore totalement convaincu. Une majorité pense que la maquette numérique va effectivement favoriser les échanges entre eux (61 %) et minimiser des erreurs de conception (57 %). En revanche, ils sont une minorité à estimer qu’il va améliorer la qualité des projets (37 %), permettre de mieux anticiper les travaux (23 %) ou encore réduire les délais d’études (19 %). Et seuls 9 % envisagent qu’il puisse réduire les coûts. D’après l’étude, les principaux freins évoqués à l’adoption de cette technologie sont l’investissement financier qu’elle représente (pour 47 % des répondants), le manque de compétences dans l’entreprise (45 %) et, en troisième position, le manque de standardisation des outils (30 %). Tout l’enjeu désormais est donc d’accompagner les acteurs du BTP dans cette transition numérique pour en accélérer le mouvement. C’est justement la mission du PTNB qui est doté pour cela d’un budget de 20 millions d’euros.

LE BIM N’A PAS ENCORE TOTALEMENT CONVAINCU LES ACTEURS DU BTP
Les Echos Etudes 14 septembre, 2016
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