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LA SUPERFICIE DE BUREAUX VIDES ATTEINT UN NOUVEAU RECORD EN ÎLE-DE-FRANCE

La demande placée de bureaux en Île-de-France a encore reculé en 2025, tandis que les surfaces disponibles atteignent un niveau inédit. Malgré une demande en berne, les investissements repartent nettement à la hausse.
12 janvier 2026 par
LA SUPERFICIE DE BUREAUX VIDES ATTEINT UN NOUVEAU RECORD EN ÎLE-DE-FRANCE
TIPHANEAUX Sabrina

Crédit photo : Dan Reynolds Photography

Pas d’amélioration en vue pour le marché du bureau. En Île-de-France, la demande placée, qui recouvre les locations et les ventes aux utilisateurs, a de nouveau reculé en 2025. Elle s’est établie à 1,64 million de mètres carrés, en baisse de 9 % sur un an, selon le bilan présenté jeudi 8 janvier par le groupement ImmoStat. Sur le seul dernier trimestre, le repli a atteint 11 % par rapport à fin 2024, avec 436 000 mètres carrés placés.

Résultat, l’offre continue de gonfler. Les surfaces immédiatement disponibles ont progressé de 11 % en un an pour atteindre 6,25 millions de mètres carrés au 31 décembre 2025, un niveau inédit en Île-de-France.

Le phénomène gagne le cœur de la capitale

Le stock de bureaux vacants est désormais près de deux fois supérieur à celui observé 6 ans plus tôt, avant la généralisation du télétravail. En 2019, ImmoStat recensait environ 3,3 millions de mètres carrés inoccupés. Aujourd’hui, la surface de bureaux vides représente à elle seule l’équivalent de 1,7 fois la superficie totale du quartier d’affaires de La Défense, estimée à 3,7 millions de mètres carrés. En région parisienne, le taux de vacance reste ainsi durablement installé au-dessus de 10 %.

Jusqu’à présent cantonné aux secteurs périphériques, le phénomène gagne désormais le cœur de la capitale. Même les adresses les plus prisées ne sont plus épargnées. Le « triangle d’or », délimité par les avenues des Champs-Élysées, Montaigne et George-V, dans le VIIIe arrondissement, est à son tour touché par la montée des surfaces vacantes.

Des investissements en nette hausse

Sur le front des loyers, les évolutions demeurent contrastées. D’après les transactions enregistrées au cours du dernier trimestre, le loyer facial moyen s’établit à 429 € hors taxes et hors charges par mètre carré et par an pour les bureaux de seconde main, en recul de 5 % sur un an. Pour les immeubles neufs ou restructurés, il atteint 450 €, un niveau globalement stable.

Pourtant, cette dégradation des fondamentaux ne semble pas entamer l’appétit des investisseurs. En 2025, les investissements en immobilier d’entreprise dans la région francilienne ont atteint 8,4 Md€, en hausse de 44 % par rapport à 2024. Le seul 4e trimestre concentre 2,9 Md€ d’engagements, soit une progression de 23 % sur un an, illustrant le retour marqué des capitaux malgré un marché toujours sous tension.

Copyright : Les Echos Publishing

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TIPHANEAUX Sabrina 12 janvier 2026
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