La faible croissance mondiale inquiète l’OCDE
15 juin, 2016 par
La faible croissance mondiale inquiète l’OCDE
Les Echos Etudes


L’OCDE somme les États de mettre en œuvre des politiques publiques d’investissement pour redynamiser la croissance.

Dans sa dernière édition des Perspectives économiques globales, l’OCDE s’inquiète devant les résultats et les perspectives en demi-teinte de l’économie mondiale. Pour son Secrétaire général, Angel Gurría, « La croissance est atone dans les économies avancées et a ralenti dans nombre d’économies émergentes qui ont joué le rôle de locomotives mondiales depuis la crise ». L’économie mondiale se trouve ainsi « prise au piège d’une croissance molle » qui ne peut que creuser davantage les inégalités déjà existantes.

3 % de hausse du PIB

Pour 2016, l’OCDE table, comme en 2015, sur une hausse du PIB mondial de 3 %. Pour 2017, sous « l’effet conjugué de la morosité de la progression des échanges, de l’évolution en demi-teinte des salaires et du ralentissement de l’activité sur les grands marchés émergents », le PIB ne devrait pas dépasser les 3,3 %. Et encore, soulignent les auteurs du rapport, l’existence de plusieurs risques, tel que le « Brexit », pourraient obliger l’OCDE à revoir ses prévisions à la baisse. Le retrait du Royaume-Uni pourrait ainsi entraîner une chute de son PIB de 5 % d’ici à 2030.

Stimuler la croissance

S’en remettre à la seule politique monétaire menée par les banques centrales n’est pas la solution, martèle l’OCDE. Les États doivent mettre en œuvre des actions coordonnées notamment en termes d’investissement public. « Dans de nombreux pays, il existe une marge de manœuvre permettant de mobiliser les politiques budgétaires pour renforcer l’activité grâce à l’investissement public, notamment parce que les taux d’intérêt à long terme ont permis, dans les faits, d’accroître la latitude budgétaire », rappellent les auteurs de l’étude. Et attention, prévient Catherine L. Mann, Chef économiste de l’OCDE, « Les conséquences de l’inaction se traduiront en termes de médiocrité des perspectives de carrière offertes à la jeunesse, qui n’a déjà que trop souffert de la crise, et de baisse des revenus des futurs retraités ».

 

La faible croissance mondiale inquiète l’OCDE
Les Echos Etudes 15 juin, 2016
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