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20 ans après l’arrêté du 9 janvier 2006 établissant la liste des dispositifs médicaux prescriptibles par les masseurs-kinésithérapeutes, le cadre évolue. Le nouveau texte ouvre notamment la prescription d’antalgiques de palier I et de myorelaxants, à l’exclusion des formes injectables. Les mucolytiques, les antiseptiques locaux sans composés iodés et les crèmes anesthésiantes figurent également dans la liste. Les substituts nicotiniques y sont repris, mais ne constituent pas une nouveauté : les kinésithérapeutes pouvaient déjà les prescrire depuis 2016. L’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes se réjouit de cette avancée jugée utile pour la profession et les patients. Il défend une simplification des parcours, sans création d’un nouveau champ d’exercice. Les prescriptions doivent rester dans le champ de compétence du praticien et respecter toute indication contraire du médecin.
Pour les dispositifs médicaux, les ajouts touchent notamment le maintien à domicile. Les lits médicalisés et les matelas à air, tous deux à la location, rejoignent la liste, tout comme les verticalisateurs et les planches de transfert. Les orthèses sur-mesure, les chaussures thérapeutiques de série et les appareils de cryocompression à la location font également leur entrée. Le volet respiratoire s’étoffe avec les chambres d’inhalation, les aspirateurs trachéaux et plusieurs matériels d’aide au drainage. D’autres autorisations sont étendues : les attelles de série ne se limitent plus aux modèles souples et comprennent désormais des versions rigides ou articulées. La liste des fauteuils roulants couvre davantage de modèles, dont des fauteuils électriques, pour une location toujours limitée à moins de 3 mois. En revanche, les cannes, béquilles, déambulateurs et ceintures lombaires de série étaient déjà prescriptibles.
L’autorisation de prescrire ne garantit néanmoins pas le remboursement, pour le moment. Lors de la publication de l’arrêté, la prise en charge des médicaments prescrits par les kinésithérapeutes nécessitait encore une modification du Code de la Sécurité sociale, selon la Fédération française des masseurs-kinésithérapeutes rééducateurs, interrogée par Vidal.
Sur fond de difficultés d’accès aux soins, cette réforme s’inscrit dans un mouvement plus large d’extension des droits de prescription aux infirmiers, notamment en pratique avancée, aux sages-femmes et aux pharmaciens. L’enjeu : faciliter l’accès aux traitements en permettant à ces professionnels d’assurer certaines prescriptions sans recours systématique au médecin, dans les limites fixées par les textes.
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