Crédit photo : Worawee Meepian
Après deux années de forte tension sur les marchés financiers, 2025 marque une accalmie bienvenue pour les emprunteurs. Le taux moyen des crédits immobiliers s’est stabilisé autour de 3,08 % au 2e trimestre, puis 3,09 % au 3e trimestre, selon l’Observatoire Crédit Logement/CSA. Cette pause met fin à la spirale haussière enclenchée fin 2022, dans le sillage de la flambée inflationniste en Europe. Mais l’instabilité politique des dernières semaines a ravivé la nervosité des marchés. En septembre, le taux moyen a légèrement progressé, à 3,12 %, après 5 mois de stabilité autour de 3,07 %.
Une hausse modérée attendue d’ici la fin de 2025
Malgré ce regain de tension, les perspectives de fin d’année restent globalement favorables. Selon les dernières estimations de Crédit Logement, les taux ne progresseraient que légèrement d’ici décembre, pour s’établir autour de 3,25 % en moyenne, « ce qui est finalement pas mal compte tenu de ce que l’on disait il y a un an », a commenté Michel Mouillart, professeur d’économie, lors de conférence du 3e trimestre de l’Observatoire le 16 octobre dernier. L’économiste a rappelé qu’il y a encore quelques mois, les projections tablaient sur un taux moyen de 3,30 % en fin d’année. La moyenne annuelle s’établirait ainsi à 3,14 %, soit 0,53 point de moins qu’en 2024.
2026 s’annonce comme une année de consolidation
Ces niveaux restent certes éloignés du 1 % des années 2020 et 2021, que Michel Mouillart qualifie de « période exceptionnelle, voire anormale ». Mais, relativise-t-il, « les conditions de crédit sont bonnes aujourd’hui : les ménages disposent de l’une des meilleures capacités d’achat des 25 dernières années ».
Pour 2026, l’économiste anticipe « une zone de platitude des taux », autrement dit une phase de stabilité prolongée autour de 3,25 %, après 2 années de hausses rapides. « Le redressement du marché des crédits immobiliers devrait se confirmer l’année prochaine », conclut-il, confiant dans un scénario de reprise progressive portée par la détente du coût de la dette et une meilleure visibilité économique.
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